Crimes de Montluçon (Allier) : perpétuité et 30 ans de réclusion criminelle pour les deux jeunes meurtriers

La cour d'assises de l'Allier a rendu son verdict, ce vendredi 22 novembre, dans l'affaire des crimes de Montluçon : les deux accusés ont été condamnés à la réclusion criminelle à perpétuité, pour le plus âgé, et 30 ans de prison pour le plus jeune, alors mineur aux moments des faits.

L'auteur de la tuerie de Noël en 2016 près de Valence déclaré "irresponsable pénalement".
L'auteur de la tuerie de Noël en 2016 près de Valence déclaré "irresponsable pénalement". © THIERRY ZOCCOLAN / AFP
Les réquisitions de l'avocate générale ont été suivies. La cour d'assises de l'Allier a condamné, ce vendredi 22 novembre, les deux hommes accusés d'un viol et de crimes sur des personnes âgées à Montluçon. Zaki A.T, l'accusé le plus âgé tout juste majeur au moment des faits, a été condamné à la réclusion criminelle à perpétuité, avec 22 ans de période de sûreté. Son complice, Dailami.A, mineur lors des crimes en mars 2017, a été assujetti d'une peine de 30 ans de prison.

Pour ce dernier, l'excuse de minorité avait été levée. Les deux hommes de 21 et 20 ans comparaissaient pour les "meurtres accompagnés ou suivis d'actes de torture ou de barbarie" de Ginette et Massimo Degl'Innocenti, 85 et 71 ans et Jeannine Ponce, âgée de 74 ans.

Ils étaient également accusés du "viol en réunion" d'une jeune femme dans son appartement devant son compagnon violenté et séquestré, la même nuit que le meurtre de Mme Ponce.

L'avocate générale a expliqué regretter de ne pouvoir demander une peine identique pour les meurtriers qui ont "tué tous les deux". Mais pour Dailami A., mineur au moment des faits, la peine maximale ne pouvait excéder 30 ans de prison.
"Vous avez été reconnus coupables de l'ensemble des faits pour lesquels vous avez été renvoyés devant cette cour d'assises", a déclaré le président Sébastien Talenti aux accusés, s'adressant à eux l'un après l'autre.

Les deux hommes âgés de 20 et 21 ans, tête baissée, n'ont eu aucune réaction à l'énoncé du verdict. Si les agresseurs ont affirmé que leur but était de voler, ils n'ont au final dérobé que quelques euros à leurs victimes, qui vivaient toutes dans des conditions modestes.
 
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