Agriculture : favoriser la transmission des exploitations

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Écrit par LR avec NF

C'est un problème récurrent dans le monde agricole. Quand vient l'heure de la retraite, seulement un tiers des exploitations trouvent un repreneur. En Ardèche , un réseau d'associations s'est mis en place il y a une dizaine d'années pour mettre en contact cédants et repreneurs.

En France, un tiers seulement des exploitations agricoles se maintient dans son activité au moment du départ à la retraite de l'exploitant. Un passage de témoin difficile à entreprendre. C'est pourquoi depuis une petite dizaine d'année, le réseau Inpact Ardèche accompagne à la fois les cédants et les repreneurs dans leur démarche d'installation et de transmission agricole. Un moment d'échange a eu lieu au Cros de Géorand sur la montagne ardéchoise, dans la ferme de Catherine et Emmanuel Usala. Ils cherchent à transmettre leur exploitation.

D'ici cinq ans, ce couple de néo-ruraux se prépare à lâcher leur micro-exploitation de vingt-quatre chèvres. L'âge avançant, ils n'ont plus la même force de travail qu'auparavant et ils aimeraient transmettre en douceur leur ferme, mais ce n'est pas aussi simple qu'il n'y parait : 

"On est passé par un tas de scénarios ; transmission familiale, le fait de tout lâcher, mais vraiment on ne peut pas; le fait aussi de ne transmettre que les terres, mais là encore, cela ne nous paraît pas satisfaisant"

Depuis plusieurs années, pour aider ces exploitants, un réseau d'associations agricoles s'est mis en place. L'année dernière, le réseau Inpact Ardèche a mis en relation cédants et repreneurs pour une cinquantaine de fermes. Avec comme priorité, l'entente entre les deux. Mathieu Poisson est animateur pour le développement de l'emploi agricole et rural (Addear 07) : "C'est très difficile parce que l'agriculture c'est quand même un métier où les gens ont crée un lien avec leur outil de travail. Ce n'est pas anodin, c'est un vrai lien, personnel, intime."

Emmanuel, l'ancien agent RATP à la retraite ne veut pas couper les ponts avec son activité, il souhaite transmettre son savoir-faire : " Un repreneur, s'il décidait de faire la même activité, il pourrait déjà démarrer avec de supers beaux fromages et il pourrait l'améliorer sur d'autres choses ; on se dit que c'est dommage que ça disparaisse, on a envie qu'il y ait une suite."

Le réchauffement climatique vient rajouter une difficulté, ce n'est plus seulement l'outil de travail qu'il faut transmettre, ce sont aussi les terres qu'il faut adapter à un climat plus chaud.