Ardèche : un début d'année meurtrier sur les routes, la préfecture annonce des mesures drastiques

© France 3 Rhône-Alpes
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Les routes du département de l'Ardèche ont été particulièrement meurtrières, cette année, avec 25 décès depuis le mois de janvier. Pour enrayer l'hécatombe, la préfecture annonce des mesures drastiques.

Par N.MB


La vitesse est la première cause d'accident sur les routes ardéchoises. Vient ensuite la consommation d'alcool et de stupéfiants, suivi par le non-port de la ceinture de sécurité. 

Le nombre d'accidents mortels en Ardèche a doublé par rapport à l'année dernière. Depuis janvier 2019, 25 personnes ont été tuées sur les routes, plus de 230 blessés, parmi lesquels des personnes lourdement handicapées. Le département n'est pas équipé d'autoroutes et chaque été, les routes de campagne attirent de nombreux touristes

Face à cette hausse de la mortalité routière, de nouvelles mesures vont être prises. Les contrôles devraient s'intensifier dans les prochaines semaines. 
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"Cette situation s’explique par des comportements complètement accidentogènes. Sur les 25 morts depuis le début de l’année, 9 cas sur 10 sont liés à des vitesses excessives, des consommations de stupéfiants, d’alcool… autant de comportements anti-citoyen. C’est pour cela que nous avons décidé de mener une autre politique."  Est-ce à dire que la nouvelle politique routière du département de l’Ardèche serait désormais basée sur la peur du gendarme ? La préfète de du département l’assume "oui, cette autre politique est basée sur la peur du gendarme avec des contrôles de plus en plus nombreux, des véhicules comme des piétons."  Mais la préfète veut aussi faire réagir les citoyens et les amener à être plus responsables. "Dans ma lettre ouverte aux ardéchois, je rappelle que la sécurité sur les routes est l’affaire de tous."

25 morts déjà, à qui le tour ?

C’est l’intitulé de la lettre ouverte de la préfète de l’Ardèche aux habitants du département. Une campagne choc que Françoise Souliman assume pleinement « nous allons mener une autre politique sur les violences routières, plus drastiques et plus citoyenne en même temps. On va remettre ces tristes silhouettes noires sur le bord des routes. » Pour la préfète, l’idée de est de frapper l’opinion "la répression ne fait pas tout."
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Dans sa lettre ouverte aux ardéchois, la préfète de l'Ardèche, Françoise Souliman, a annoncé des mesures fortes. Pour inverser cette tendance, les services de l’État, policiers et gendarmes, ont été particulièrement présents sur l’ensemble des axes routiers du département. Leurs opérations nombreuses visent avant toute chose à protéger des vies. Ils continueront d’agir pour la prévention et la sécurité routière. Les contrôles de vitesse se poursuivront. "Les contrôles d’alcoolémie doivent permettre de mieux lutter contre ce fléau qu’est l’alcool au volant. Les contrôles de l’utilisation de produits stupéfiants se multiplieront. Enfin, les contrôles des comportements dangereux (utilisation du téléphone portable, non-port de la ceinture de sécurité, non-respect des règles de priorité) seront également renforcés. Je tiens ici à l’affirmer très clairement : il ne s’agit jamais de piéger l’automobiliste, mais de le responsabiliser et de le faire changer de comportement parce que le combat pour la sécurité routière est d’abord un combat pour la vie, la sienne et celle des autres."
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La préfète de l'Ardèche en appelle également à un sursaut collectif pour combattre les drames de la violence routière. "Il est plus que jamais urgent que
nous nous mobilisions tous afin que nos routes cessent d’être le théâtre de ces tragédies."



 

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