"Un randonneur amer" nous a envoyé un mail pour nous conter sa mésaventure. Après l'ascension de la Dent de Crolles en Isère, il a été mordu par deux Patous et a, depuis, adressé un courrier au maire de Saint-Pierre-de-Chartreuse et au directeur du Parc Naturel Régional pour les avertir.
En cette première semaine de septembre, une nouvelle affaire de chien Patou a été jugée à Albertville. Un alpagiste a comparu après l'attaque d'un joggeur en juin. Ce n'est pas la première attaque du genre dans les Alpes. Un internaute s'étonne du comportement de ces chiens, voici son témoignage.
"Ce samedi 31 août, vers 11h45, je me suis fait attaquer et mordre par deux patous sur le GR9, vers le lieu-dit : Le Prayet. Après l'ascension de la Dent de Crolles, nous avions décidés de faire une grande boucle de retour pour aller voir la source et la cascade du Guiers Mort. Un panneau 'patous' est positionné à l'entrée de ce GR. Nous avons entendus des aboiements (...) Personne ne voyait ou n'entendait le troupeau, pas de cabane, pas de berger à proximité (...)
L'un des chiens se jette sur moi par la gauche pour me mordre à la cuisse (il n'y arrive pas, car mon pantalon lui pose problème) et aussitôt après l'autre se jette à son tour par la droite pour, lui, réussir à me mordre le haut de la cuisse (...) la barrière de l'alpage de nouveau franchie, je retire le pantalon et je découvre le résultat, une belle marque bleue noire des crocs et de la mâchoire. Sur le retour, nous avons prévenus les randonneurs croisés du danger et de l’incident.
Je tiens à préciser que c'est mon pantalon qui m'a sauvé. J'aurais été en short, cela aurait été beaucoup plus grave avec une plaie ouverte sans aucun doute"
A la suite de cet épisode, le "randonneur amer" se pose plusieurs questions:
• Les chiens sont-ils dressés et bien dressés?
• Défendaient-ils le troupeau ou leur territoire. On se le demande
• Le troupeau était-il si près que ça et bien signalé (clochettes)
• Le berger était-il aux alentours ou absent totalement
• Ne faut-il pas aménager les zones ou des sentiers traversant les zones à patous, encore plus des GR.
• Faut-il attendre des morts ou des accidents entraînant des handicaps. Et les enfants!
Quoiqu'il en soit, ce randonneur n'a pas porté plainte mais son témoignage ressemble fortement à d'autres mails reçus ces dernières semaines par notre rédaction. A croire que le Patou est un chien de protection qui n'a que le loup pour ennemi. Il faut donc toujours garder ses distances.