En Auvergne, ils ont choisi le camping à la ferme pour leurs vacances

Passer des vacances au vert et au calme, c’est ce dont rêvent de nombreux Français cet été. Le camping à la ferme est un type d’hébergement qui permet de se ressourcer au contact de la nature. En Auvergne, plusieurs agriculteurs proposent ce type de séjour.
 

Hébergeurs depuis 2 générations, Emilie, Pierre et leurs filles Laura, Léa et Evana proposent des chambres d'hôtes ou et des gîtes insolites (roulottes) au Bouchet-Saint-Nicolas en Haute-Loire.
Hébergeurs depuis 2 générations, Emilie, Pierre et leurs filles Laura, Léa et Evana proposent des chambres d'hôtes ou et des gîtes insolites (roulottes) au Bouchet-Saint-Nicolas en Haute-Loire. © Emilie Villesèche
Cette année, en raison de la crise sanitaire du coronavirus COVID 19, de nombreux Français vont privilégier l’hexagone pour passer leurs vacances. Certains d’entre eux opteront pour le camping à la ferme. "Bienvenue à la ferme", marque des Chambres d’agriculture, propose de nombreux séjours au sein d’exploitations. Une façon originale de se ressourcer et de partir à la découverte du pays. En Auvergne, la plupart des hébergements à la ferme se trouvent dans le Cantal.

Un retour aux sources

Au coeur de la châtaigneraie cantalienne, la Ferme de Viescamp est située à Pers, petit village typiquement rural à 600 m d'altitude en bordure du lac de St-Etienne-Cantalès. Cécile Lacaze, gérante de la ferme, explique : « Nous avons une exploitation agricole avec mon frère, un élevage de vaches limousines. On propose du camping depuis 1973. On a pris la succession de nos parents. Nos clients viennent sur l’exploitation agricole et campent. En ce moment, les gens ont envie de revenir dans les terres, et notamment dans le Cantal. C’est la campagne, il y a de grands espaces verts et les clients reviennent aux sources ». La ferme et ses 18 emplacements affichent complet jusqu’à fin août.

On recherche de la tranquillité

Parmi les clients, on trouve Séverine Mesnier et sa famille, originaires de Normandie. Ils sont venus dans le Cantal en camping-car afin de trouver un peu de calme. Séverine Mesnier souligne : « On recherche surtout des endroits plus intimistes, plus petits que le camping traditionnel. On est en quête de nature. On est en famille, tous les 3. On recherche de la tranquillité et on veut un retour aux sources. On fait des grandes balades, on visite les villages pittoresques ».

En quête de calme

Un peu plus loin, toujours dans le Cantal, se trouve la ferme du Perruchet, à Saint-Julien-de-Jordanne, au pied du puy Mary, au cœur de la vallée de la Jordanne. Les gérants y élèvent 50 vaches allaitantes limousines. Cette année, le camping accueille plus de monde que d’habitude. Annie Valou, gérante, indique : « Les clients privilégient ce type d’hébergement pour l’espace au niveau des emplacements, le calme. On est très bien situés au niveau des randonnées. Ils recherchent aussi la convivialité. Les gens posent des questions sur les vaches. A 1 km d'ici, il y a un couple de jeunes qui propose de découvrir commet est fabriqué le cantal. C’est très recherché ». Elle ajoute : « Mon beau-père avait ouvert le camping en 1971. Certains reviennent des années plus tard, après y être passés enfants. Différentes générations se succèdent ». Parmi ses clients, Emilie Le Breton et sa famille, originaires de Bretagne. Pendant une semaine dans le Cantal, ils enchaînent balades, via ferrata et accrobranche. « Il y a moins de monde, c’est moins bruyant, c’est plus tranquille qu’un camping traditionnel. Mais il ne faut pas trop le dire » confie Emilie Le Breton en riant. 

Sur le chemin de Stevenson

La Haute-Loire n’est pas en reste et propose aussi des hébergements à la ferme. Au Bouchet-Saint-Nicolas, Émilie et Pierre Villesèche gèrent une petite exploitation de 25 vaches allaitantes et sont producteurs de lentilles vertes du Puy-en-Velay. Ils ont des chambres d’hôtes et des roulottes. Emilie Villesèche affirme : « On est sur le chemin de Stevenson donc on reçoit beaucoup de randonneurs. Nos clients choisissent cette option-là, car souvent après une journée de marche, ils n’ont pas trop envie de dormir sous la tente. Nous sommes agriculteurs et produisons la lentille verte du Puy. On échange beaucoup sur ce produit. J’ai aussi une table d’hôtes et la lentille est à l’honneur. On a aussi des vaches allaitantes. Les clients demandent à voir les bêtes mais l’été, les bêtes sont dehors, donc c’est plus compliqué de les montrer ». Elle précise : « Le camping à la ferme est plus convivial. Il y a l’échange avec les propriétaires ».

Respirer le grand air

La convivialité semble être un argument pour convaincre les clients d’opter pour le camping à la ferme. A Aubusson d’Auvergne, dans le Puy-de-Dôme, Chantal Dufraisse propose 25 emplacements de camping. Elle confirme l’attrait pour ce type d’hébergement particulier : « Ils viennent pour être au contact de la nature, pour être tranquilles, pour avoir des grands espaces. Ici c’est convivial, et accueillant. On a une ferme en agriculture biologique de vaches allaitantes. Les clients viennent parce qu’il y a une visite de la ferme. Ils sont très demandeurs. Ils veulent respirer le grand air, loin du monde et de la pollution ». Si vous voulez passer des vacances au calme, l’option camping à la ferme n’est donc pas à négliger.
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