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Bernard Lesterlin, député de l'Allier, quitte le groupe PS à l'Assemblée Nationale

Bernard Lesterlin, député de l'Allier, a décidé de quitter le groupe socialiste à l'Assemblée Nationale.
Bernard Lesterlin, député de l'Allier, a décidé de quitter le groupe socialiste à l'Assemblée Nationale.

Deux députés, Patrick Lebreton et Bernard Lesterlin, ont annoncé jeudi qu'ils quittaient le groupe socialiste de l'Assemblée, le premier ne voulant pas "cautionner les dérives de ce gouvernement et du PS", après le recours au 49-3 pour faire adopter la loi travail.

Par Claude Fallas

Le député de l'Allier Bernard Lesterlin a justifié son départ par le fait de ne pas avoir été nommé rapporteur de la première partie du projet de loi Egalité et citoyenneté, qui arrivera bientôt dans l'hémicycle, "alors que ça avait été convenu avec le président du groupe Bruno Le Roux".

Avant d'ajouter : "Je ne me retrouve plus dans son mode de fonctionnement interne. La camaraderie a laissé place aux querelles de postures qui rongent les idéaux pour lesquels je me bats depuis toujours.Le manque de réciprocité à mon égard alors que j’ai toujours été loyal vis-à-vis de ce gouvernement ne me permet plus d’adhérer au fonctionnement du groupe socialiste à l’Assemblée."

M. Lesterlin demandait aussi un moratoire sur la suppression de postes à l'hôpital de Montluçon mais a eu une réponse "insuffisamment précise" du gouvernement. Dans un communiqué, il précise qu'il ne peut "plus (se) satisfaire du mépris adressé à l’encontre du territoire dont je suis le représentant. Je pense particulièrement au cas de l’hôpital de Montluçon pour lequel les réponses apportées par le gouvernement sont aujourd’hui inacceptables. Mon combat pour le maintien des services publics sur notre bassin ne peut plus à mes yeux être compatible avec ma participation au groupe socialiste."

Alors qu''il siégera désormais parmi les non-inscrits, il affirme cependant rester "profondément attaché à (s)es idéaux, ceux du socialisme et du progrès. Cette décision n’est en rien une réaction "frondeuse", fronde que je n’ai jamais soutenue depuis ses débuts. Mon soutien à François Hollande reste entier et je le considère encore aujourd’hui, dans la crise que nous traversons, comme l’homme le plus en capacité pour redresser notre pays."

Le son de cloche est différent chez M. Lebreton : "Le gouvernement tue le débat parlementaire pour imposer un texte légitimement rejeté par la rue, par de nombreux socialistes, par une grande partie de la gauche",
 a écrit le député de La Réunion dans un billet publié sur sa page Facebook mercredi soir pour annoncer son départ.

"Cette loi El Khomri, évidemment, ne figurait pas dans le programme présidentiel de François Hollande en 2012, celui plébiscité par plus de 75% d'électeurs à La Réunion", a souligné M. Lebreton, engagé au PS depuis 34 ans, mais qui ne faisait pas partie des 56 signataires du projet de motion de gauche tenté par les frondeurs PS.

"Je n'ai pas fait campagne pour brader l'héritage de François Mitterrand, pour renier le Conseil National de la Résistance ou pour trahir Léon Blum et le Front Populaire qui sont les piliers de notre idéologie socialiste", assène celui qui siège au Palais Bourbon depuis 2007.


Avec ces deux départs, le groupe PS va passer de 286 à 284 membres sur les 574 députés actuels (trois sièges étant vacants).

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