Les actionnaires du fabricant isérois de semi-conducteurs Soitec, lourdement endetté et en plein recentrage sur l'électronique, ont donné le feu vert à une augmentation de capital pouvant aller jusqu'à 180 millions d'euros.
Le quorum n'ayant pas été atteint sur la question lors d'une précédente assemblée générale le 11 avril, la société avait dû convoquer à nouveau ses actionnaires, ce vendredi 29 avril.
Le groupe prévoit dans un premier temps une augmentation de capital d'un montant de 76,5 millions d'euros, qui sera réservée à une filiale du Commissariat à l'énergie atomique (CEA), au fonds chinois NSIG et à Bpifrance. Une seconde augmentation de capital ouverte à l'ensemble des actionnaires doit être lancée par la suite, pour un montant compris entre 53,5 millions et 103,5 millions d'euros.
A l'issue de cette opération, CEA Investissement, NSIG et Bpifrance doivent détenir chacun 14,5% du capital de la société, selon Soitec.
Les fonds levés "sont destinés à financer les investissements de capacité industrielle pour la production de FD-SOI (plaques de silicium optimisées pour le mobile) et à renforcer le bilan de Soitec", ainsi qu'à rembourser des emprunts à échéance mai 2016, avait expliqué la société en annonçant l'opération en février.
Sur l'ensemble de son exercice décalé 2015-16 (clos fin mars), Soitec a réalisé un chiffre d'affaires de 237,5 millions d'euros, en hausse de 32% sur l'année précédente. La marge brute de l'activité électronique (98% du chiffre d'affaires) devrait être de l'ordre de 15%, a précisé la société, qui n'a pas publié ses résultats complets.