Coronavirus COVID 19. Cantal : quand le confinement booste un drive fermier de producteurs locaux

Publié le Mis à jour le
Écrit par D.Cros

Face à l'épidémie de coronavirus COVID 19, les clients se tournent vers la vente en ligne et les produits locaux. A Aurillac dans le Cantal, des producteurs vendent leur produits via un drive fermier. Avec le confinement, les commandes se multiplient.

Avec la mise en place du confinement pour lutter contre l’épidémie de Coronavirus COVID 19, la population s’adapte. De plus en plus de personnes font leurs courses loin de la foule. Elles se tournent pour cela vers les drive et les produits locaux via les circuits courts. Alors quand des enseignes cumulent les deux : c’est l’effervescence.
 

Commandes multipliées par 4

C’est le cas du Drive Fermier 15 basé à Aurillac dans le Cantal. Les clients achètent des produits locaux et les récupèrent sans quitter leur véhicule. Depuis le début du confinement, les commandes ne cessent d’augmenter. "Habituellement, nous avons 40 commandes. Ce vendredi, nous en avons préparé 160 " déclare Dominique Dufayet, animatrice de Bienvenue à la Ferme en charge du Drive Fermier 15. Dans son véhicule Laurent attend sur le parking pour récupérer sa commande. Cet habitué explique : "C’est très bien de continuer ce système surtout en ce moment. J’essaie toujours de faire travailler, au maximum, les producteurs locaux". Aurélia, elle, est une nouvelle cliente. C’est la première fois qu’elle vient ici mais a priori pas la dernière : "Pour moi c’est l’occasion de me lancer et pourquoi pas de continuer après. Cela change mes habitudes".
 


Le Drive, un système sécurisé qui séduit

Fruits, légumes, produits laitiers, viande ou encore œufs… les produits proposés sont fournis par 22 producteurs du Cantal. La valeur moyenne des paniers se situe autour de 55 euros. 

Les commandes sont préparées dans un hangar tôt le matin et sont remises aux clients à partir de midi et ce jusqu’à 18 heures. Au volant de leur véhicule, les clients se garent sur le parking et ouvrent leur fenêtre pour donner le numéro de leur commande. Quelques secondes après, leurs achats sont déposés directement dans leur coffre sans qu’ils sortent de leur véhicule. L’échange s’en tient à un discours à distance : "Bonjour, merci et bonne fin de journée".

C’est au tour d’Aurélia Lacoste de passer. Elle apprécie ce mode de fonctionnement : "C’est impeccable, il n'y a pas de contact". Dominique Dufayet souligne : "Le drive sécurise les consommateurs. Si un client sort de sa voiture, nous lui demandons immédiatement de remonter dedans. La protection marche dans les deux sens".

Tout est fait pour éviter les rapprochements physiques entre les clients et les producteurs et respecter la distance de sécurité d’1 mètre préconisée en ce moment. 
   

Face à l’effervescense, il a fallu s’adapter

Pour faire face à la demande, un second jour de livraison sera proposé à partir du 1er avril. Les clients pourront récupérer leurs commandes le mercredi, en plus du traditonnel vendredi."Nous venons à peine d’ouvrir cette journée supplémentaire et nous avons déjà des commandes alors que c’est dans 6 jours" constate Dominique Dufayet.

Une seconde journée qui prendra fin en même temps que le confinement. "C’est tout nouveau pour nous. Nous devons prendre nos marques. Cette double livraison va demander une organisation nouvelle. Et c'est un gros volume à gérer pour les producteurs".  

Pour faire face à l’affluence de ce vendredi, les producteurs qui d’ordinaire déposent leurs produits et repartent sont restés pour servir les clients. Ce système n'accuse pour le moment aucune difficulté d'approvisionnement. Toutes les commandes sont honorées et aucun client n'est refusé.