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Cuisine : à Aurillac, l'institut Paul Bocuse accompagne les reconversions professionnelles

Deux classiques de la cuisine française étaient au programme de l'épreuve. / © Laetitia Theodore / France 3 Auvergne
Deux classiques de la cuisine française étaient au programme de l'épreuve. / © Laetitia Theodore / France 3 Auvergne

Vendredi 15 mars, la deuxième promotion du CAP cuisine de l'école Christian Vabret en partenariat avec l'Institut Bocuse, passait ses examens à Aurillac. 20 candidats, en reconversion professionnelle sont passés sur le gril.

Par FG

Ils sont derrière les fourneaux depuis 6h ce vendredi 15 mars. Les 20 candidats au CAP de l'école Christian Vabret d'Aurillac vont avoir 4h30 pour réaliser leur programme : une tartelette d'oeuf poché bourguignonne et un poulet sauté duroc avec des pommes cocotte. 

Pour corser la donne, c'est un meilleur ouvrier de France, chef exécutif de l'institut Bocuse qui va juger leurs plats et leur manière de cuisiner. "Même si tout n'est pas parfait, c'est pas très grave." explique Alain Le Cossec. "Il faut qu'on sente qu'ils ont envie de cuisiner, qu'ils font attention à ce qu'ils font, qu'ils mettent de l'amour dans ce qu'ils font, c'est important ... et puis que je les sente motivés !"
 


Lors de cette épreuve, ce sont les bases de la cuisine qui sont évaluées. Après dégustation, le jury note la prestation des candidats.
             
Pour Ophélie Alary, l'épreuve semble réussie. La tension redescend d'un cran. "Il y avait beaucoup de travail, il fallait y aller ! On a tendance à aller doucement le matin, et puis sur la fin, le stress arrive ! Mais ça a été !" 

Ancienne serveuse à Paris, Ophélie sera bientôt chef d'un restaurant en Aveyron, à 40 km d'ici. Pour Christian Vabret, qui dirige l'école, c'est le but : "On espère que tous les apprenants vont pouvoir aller sur nos territoires pour voir si il n'y a pas une petite auberge qui se libère ! Dans le département du Cantal, on a connu 20 % de gens installés issus de notre formation et c'étaient des reconversions. C'est bien la preuve que ces écoles ont leur utilité sur le territoire et qu'on n'est pas obligé d'aller toujours dans les grandes villes !"

Ce CAP en partenariat avec le prestigieux Institut Bocuse a un coût : 10 000 euros pour 7 mois de formation intensive. Pour l'instant tous les candidats ont obtenu leur diplome et 80% ont un emploi.

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Réaction de Laurent Gerra par téléphone

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