Coronavirus Covid-19 : le PGHM durcit le ton face à ceux qui continuent de pratiquer des activités en montagne

Les activités en montagne éloignées du domicile sont, comme tout autre déplacement long, interdites. Mais le PGHM croise encore trop de monde dans les massifs montagneux de l'Isère. Ayant jusqu'alors fait preuve de pédagogie, les gendarmes comptent maintenant durcir le ton. 
Le PGHM de l'Isère verbalisera désormais toutes les personnes qui pratiquent des activités en montagne loin de chez elles. (Photo d'illustration)
Le PGHM de l'Isère verbalisera désormais toutes les personnes qui pratiquent des activités en montagne loin de chez elles. (Photo d'illustration) © Yann Foreix / Maxppp
Depuis le 17 mars à midi, les Français doivent rester confinés chez eux et les sorties de longue durée sont proscrites. Les activités en montagne ne font pas exception à la règle et pourtant en Isère, certains ne respectent pas les consignes. 

"On a rencontré plusieurs dizaines de randonneurs depuis le début du confinement", déplore un gendarme du PGHM, qui jusqu'alors faisait preuve de pédagogie. Les forces de l'ordre n'hésiteront pas, à partir de jeudi 19 mars, à sanctionner les réfractaires. Ces derniers risquent alors une amende de 135 euros. 
 "On cible d'avantage les actions de ski de randonnée", explique le PGHM qui craint que les conditions météorologiques annoncées pour le week-end incitent certains skieurs à se rendre sur les pistes.
 

Éviter les accidents

Toutes les pratiques sont concernées par l'interdiction : la randonnée, l'escalade, le ski de fond, etc. Mais aussi le parapente. Malgré un rappel de la Fédération Française de vols libres sur les réseaux sociaux, qui a permis de fortement diminuer l'activité, la gendarmerie a apperçu quelques ailes dans les airs ces derniers jours.
 L'interdiction de sortir de chez soi vise bien évidemment à enrayer la propagation du coronavirus. Concernant les activités en montagne, il s'agit également de limiter les accidents. En effet, il faut à tout prix éviter en cette période de surcharger les hôpitaux. Le gouvernement autorise certes des "déplacements brefs" mais "dès lors que l'on doit prendre sa voiture, on sort du cadre réglementaire", précise un gendarme du PGHM. 
 

"Non, on ne va pas au fond des gouffres pour se confiner"

Les équipes du peloton de gendarmerie ont croisé depuis mardi des sportifs seuls mais aussi en groupe, ce qui est tout à fait interdit. Elles rapportent aussi que certains partent en montagne dans l'idée d'aller s'y confiner (refuges, grottes, etc.). Mais "c'est une attitude à bannir", rappelle un gendarme du PGHM. "Non, on ne va pas au fond des gouffres pour se confiner", affirme-t-il. Dans le magazine Grimpeur, un interne de l'hôpital appelle lui aussi les fans d'escalade à ne pas se rendre en montagne et à ne surtout pas pratiquer. 

Le PGHM prévient qu'il sera présent sur le terrain à partir de jeudi 19 mars, comme depuis trois jours, et qu'il n'hésitera pas désormais à verbaliser ceux qui ne respecteraient pas les règles. 
 
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