Coronavirus Covid 19.  Le thermalisme à l’arrêt en Auvergne-Rhône-Alpes

Les 24 stations thermales que compte notre région sont désormais fermées en raison du coronavirus depuis le 15 mars, date d’effet des mesures de confinement. / © Guillaume Bonnefont / MaxPPP
Les 24 stations thermales que compte notre région sont désormais fermées en raison du coronavirus depuis le 15 mars, date d’effet des mesures de confinement. / © Guillaume Bonnefont / MaxPPP

Les 24 stations thermales de notre région sont fermées depuis le 15 mars dernier. Ce coup d’arrêt pourrait entraîner une baisse de fréquentation entre 20 et 30% en 2020. Le Conseil Régional AURA a annoncé un plan d’aide à la filière.

Par Sophie Valsecchi & Olivier Denoyelle

Les 24 stations thermales de notre région sont fermées depuis le 15 mars dernier. Aura est la 3e région thermale de France. Elle accueille 130 000 curistes par an. Une manne économique de prêt de 110 millions d’euros chaque année. Ce coup d’arrêt pourrait entraîner une baisse de fréquentation entre 20 et 30% en 2020. Les répercussions sur les hébergeurs pourraient être considérables.
Le Conseil Régional Aura a annoncé un plan d’aide à la filière.
 

Auvergne-Rhône-Alpes, 3e région thermale de France

Auvergne-Rhône-Alpes est la 3e région thermale française après l’Occitanie et la Nouvelle Aquitaine. Elle accueille 130 000 curistes par an.
Le thermalisme représente une manne de 110 millions d’euros de retombées économiques dans notre région. Les cures médicales conventionnées par la sécurité sociale, qui durent 18 jours, et toutes les activités dites de "bien-être" génèrent au total 18 000 emplois dont 2200 emplois directs.
 

Des pertes considérables annoncées

Pour l’instant, aucune date n’est précisée pour la réouverture des établissements thermaux, toutefois des stations auvergnates annoncent qu’elles pourraient rouvrir le 15 juin. En attendant toutes les stations proposent de rembourser intégralement les arrhes versées ou de reporter tout simplement la cure et ce jusqu’à 2021.

Cette crise sanitaire va provoquer un manque à gagner évident pour les établissements pour qui la saison venait tout juste de commencer. Selon Sophie Fournier, directrice générale de Rhône-Alpes Thermal-Balineae : "Au 18 mars, nous avons estimé entre 20 et 30 % la baisse de fréquentation dans les stations régionales, et à 65 millions d’euros la perte des retombées économiques liées aux seules cures médicales de 18 jours. Un curiste dépense en moyenne 1500 euros pendant ses 3 semaines de cure".
 

Les hébergeurs également touchés

Les établissements thermaux ne sont pas les seuls à voir leurs chiffres d’affaires baisser. Les hébergeurs notamment , hôteliers et loueurs, sont eux aussi directement touchés. "En 2018 les cures thermales médicales, à elles seules, ont représentées 1 million 700 mille nuitées en Rhône Alpes!"  conclut Sophie fournier.
 

Le Conseil Régional au secours de la filière

Le conseil régional Auvergne-Rhône-Alpes a annoncé un plan d’aide pour les entreprises touchées par cette crise sanitaire inédite. Pour les petites et moyennes entreprises du tourisme, il annonce un fond d’urgence de 20 millions d’euros "pour soulager leur trésorerie pendant 6 mois. Une aide plafonnée à 5 000 euros par bénéficiaire pour rembourser le capital des emprunts".

Le conseil national des établissements thermaux, le CNETh demande, de son coté, aux pouvoirs publics la reconnaissance de catastrophe sanitaire comme il existe des arrêtés de catastrophe naturelle. Pour son président Thierry Dubois "Il en va de la survie de la filière qui génère en France plus d’un milliard d’euros d’activités et représente pour certaines communes leur seule source de revenus." 
71% des communes thermales ont moins de 5 000 habitants selon le CNETh.
 
Auvergne-Rhône-Alpes compte 24 stations thermales
Auvergne-Rhône-Alpes compte 24 stations thermales

 

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