Coronavirus : les gendarmeries de Savoie et de Haute-Savoie surchargées d'appels, ne faites le 17 qu'en cas d'urgence

N'appelez pas le 17 pour obtenir un renseignement. / © Victoria Jones / MAXPPP
N'appelez pas le 17 pour obtenir un renseignement. / © Victoria Jones / MAXPPP

Depuis le début de l'épidémie de coronavirus, le 15, numéro du SAMU, est saturé. Mais depuis l'annonce du confinement des Français, lundi 16 mars, le 17, numéro d'urgence des gendarmes, l'est également. Le point sur la situation en Savoie et Haute-Savoie. 

Par SMl

"Depuis cette nuit, juste après l'allocution du président Macron, le téléphone n'arrête pas de sonner." Au groupement de gendarmerie de Savoie, qui réceptionne les appels au 17 dans le département, les appels ont presque quadruplé depuis quelques heures. 


Le nombre d'appels au 17 a quadruplé

"On a reçu 765 appels depuis ce matin et très peu qui concernent des situations vraiment gendarmiques, confie un gendarme. Ordinairement, on n'en reçoit pas plus de 200." Même chose du côté de la Haute-Savoie. "Les gens appellent pour des tas de petits conseils", assure le lieutenant commandant Benech. 
 
"Est-ce qu'on peut être deux dans sa voiture ? Est ce que je peux aller à la pêche ? Et beaucoup d'autres dont je n'ose pas vous parler, soupire l'agent savoyard. Les gens prennent la gendarmerie pour une agence d'information. On garde patience, on essaie de leur répondre, mais c'est difficile. Souvent, il s'agit d'information que l'on peut trouver en cherchant sur internet."
 

En Savoie, les vacanciers demandent de manière récurrente s'ils doivent rentrer chez eux, d'après l'agent. "On leur conseille de rentrer, car si le confinement se durcit, comme en Espagne ou en Italie, ils ne pourront plus quitter leur lieu de séjour."


"Est-ce que je peux aller à la pêche ?"

Pour l'instant, aucune urgence réelle n'a été manquée suite à ce flot d'appels. Mais cela risque d'arriver. "On croise les doigts, on touche du bois." "Si l'on peut faire passer un message, c'est celui de n'appeler le 17 qu'en cas d'urgence", demande le lieutenant colonel Benech. 
 

Pour rappel, un numéro vert a été mis en place par le gouvernement, le 0 800 130 000, ouvert 24 heures sur 24 et sept jours sur sept. "Mais quand les gens essaient d'appeller, cela ne répond pas, ou ils n'obtiennent pas la réponse espérée, nous disent-il. Il y a un gros souci", assure un gendarme.

En cas de questions concernant des situations non-urgentes, une brigade numérique est également accessible sur ce site.

 

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