Covid-19: une rentrée universitaire sous haute surveillance en Auvergne-Rhône-Alpes

L'épidémie de coronavirus continue de se répandre chez les jeunes. Les universités doivent appliquées des règles sanitaires strictes. Quatre scenariis sont sur la table.

Catherine Sarlandie de La Robertie, préfète de l'Ain, a remis à chaque étudiant boursier, deux masques en tissus et lavables le 7 septembre dernier.
Catherine Sarlandie de La Robertie, préfète de l'Ain, a remis à chaque étudiant boursier, deux masques en tissus et lavables le 7 septembre dernier. © Catherine Aulaz/MAXPPP
Sans épidémie, cette rentrée universitaire devait déjà être particulière. Puisque les académies de Clermont-Ferrand, Grenoble et Lyon constituent désormais la région académique Auvergne-Rhône-Alpes. Pour cette rentrée devant la presse, ils étaient donc 7 présidents d'universités réunis autour du recteur de la 2è région académique de France. Mais le sujet du jour n'était pas cette nouvelle réforme administrative, mais bien la gestion de l'épidémie de Covid-19 avec quelque 350.000 étudiants.

Des règles sanitaires adaptées à la dynamique de l'épidémie

Malgré le contexte sanitaire qui voit le virus se répandre chez les jeunes, le gouvernement demande aux universités d'ouvrir en respectant le calendrier normal. Néanmoins, quelques aménagements ont été prévus. "La santé individuelle et collective des étudiants et des personnels est une priorité" assure le recteur Olivier Dugrip. Le protocole élaboré en été a dû être adapté à la rentrée au vu de la dynamique de l'épidémie. "Le port du masque est systématique chez les étudiants, les enseignants, les personnels administratifs et de recherche en laboratoire" précise le recteur. "En espace clos et en plein air pour tous" ajoute-t-il.
D'autres mesures comme la distanciation physique d'un mètre, d'un siège libre entre étudiants ou la mise à disposition de gel hydroalcoolique seront également mises en place.

Des cours... hybrides

Les universités appellent les étudiants à être vigilants. "J'observe ce qui se passe dans l'espace public où des groupes ne portent pas forcément de masques" assure le recteur Olivier Dugrip. "Le masque permet de se protéger mais également de protéger les autres".
Pour permettre cette distanciation dans des universités habituellement bondées, l'hybridation des cours se poursuivra. C'est-à-dire que l'auditoire du professeur se composera d'étudiants présents ou à distance. Le présentiel est destiné en priorité aux nouveaux arrivants.

Fourniture de masques en fonction des universités

Les masques peuvent grever le budget des étudiants les plus modestes. Pourtant, la distribution de masque dépend de chaque université. Seules trois d'entre elles en fourniront à leurs étudiants :
- Lyon 1 et l'université de Saint-Etienne en fourniront 10, en tissu et lavables, à chaque étudiant.
- Lyon 2 en distribuera 5.
- L'université Lyon 3 en distribuera "pour les boursiers et les étudiants en difficulté" selon son président Jacques Comby.

En cas de refus de porter un masque, certaines universités ont prévu un arrêté d'exclusion.

Quatre scénariis épidémiques

Quatre niveaux de réponses possibles sont sur la table en fonction de l'épidémie.
Actuellement, le niveau 1 permet la poursuite des cours en présentiel et il est demandé d'aérer et de nettoyer régulièrement les salles.
Le niveau 2 provoque la suspension des cours en présentiel quand ils se déroulent en grands groupes. Les travaux en groupes restreints sont maintenus et les bibliothèques restent ouvertes.
Si la circulation du virus passe au niveau 3, il n'y a plus aucun cours en présentiel. Tous les espaces sont fermés mais les universités restent ouvertes.
Niveau le plus à risque, le niveau 4. Toutes les activités en présentiel sont suspendues : recherche, services administratifs et bibliothèques.

 
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