Cyclisme. Romain Bardet attend le Critérium du Dauphiné avec impatience

Romain Bardet / © AFP
Romain Bardet / © AFP

Lors de sa première participation au Critérium du Dauphiné en 2014, Romain Bardet avait été l’un des principaux animateurs de la fin de semaine (5e au général), avant d'aller chercher la 6e place du Tour de France en juillet. Le jeune coureur d'AG2R trépigne donc avant l'épreuve. Interview.

Par France 3 Alpes avec ASO

Quel bilan intermédiaire faites-vous de votre saison 2015 avant d'aborder le Critérium?

Je suis satisfait de ma forme sur ce début de saison, et surtout de constater que j’ai pu être présent sur certains rendez-vous importants. Cela correspond à l'évolution que je souhaite, je sais que je suis à la fois plus mature et plus fort que l’année dernière. Je l'ai vu sur le Tour de Romandie par exemple, que j'avais défini comme un des points clé de mon année (9e): j'ai pris un plaisir fou à attaquer les favoris du Tour, et j'ai aussi montré que je pouvais faire un bon chrono (6e). Mais il ne faut pas oublier que le cyclisme est un sport multifactoriel, dans lequel les données physiques et les sensations ne se convertissent pas de façon automatique en résultats.  

Dans la peau du chasseur d'étapes

Lors de la dernière édition du Dauphiné, votre tempérament d'attaquant avait trouvé à s'exprimer. Abordez-vous la course dans les mêmes dispositions cette année?
Le Dauphiné est en effet une course qui permet de tenter des choses, et de courir libéré. J'y arrive avec l’envie de me remettre dans l’action, après une longue période d’entraînement et de reconnaissances. Ce sera l’occasion de valider ce travail, et naturellement je me réjouis qu’il puisse y avoir des scénarios décousus. Je ne sais pas à quoi m’attendre : comme tout le monde, je serai à 90 ou 95 % de mon potentiel et il s’agira de faire quelque chose de bien avec ce capital-là.

Vous devez déjà avoir à l’esprit quelques étapes susceptibles de vous plaire… 
A partir de jeudi, il devrait y avoir des possibilités presque tous les jours. Sur le Dauphiné, j’ai l’impression qu’on peut passer de la déception un jour, à la satisfaction le lendemain. On ne sait jamais si le maillot jaune va le conserver un jour de plus. Je sais que l’année dernière j’ai flirté avec la victoire d’étape à Courchevel (2ème), et j’aimerais bien que ça puisse marcher cette fois-ci.

Vous êtes pourtant un coureur taillé pour aller jouer le classement général…
C’est plutôt mon profil, mais je me sens tout de même davantage fait pour les courses de trois semaines que pour celles d’une semaine, où la prépondérance du chrono peut être gênante. Du coup, cela peut très bien m’aller d’être dans la peau du chasseur d'étapes. 

Tout le monde va jouer gros sur le chrono par équipes du Tour


Dans votre montée en régime vers le Tour de France, le test du chrono par équipes entre Roanne et Montagny sera certainement riche d'enseignements…
Ce jour-là, ce sera une répétition générale en vue de l’étape du Tour de Plumelec. Tout le monde va jouer gros sur le chrono par équipes du Tour. Il faudra être forts, mais je sais que nous avons bien travaillé. A vrai dire, je suis plus inquiet pour celui du Dauphiné que pour celui du Tour de France, où nous aurons davantage d’occasions de regagner le temps que nous aurons éventuellement perdu.

Pour les derniers jours qui nous séparent du départ du Dauphiné, quel est votre programme?
Je sors d’une période où la charge de travail a été importante, alors j’ai besoin de repos. Du coup, je passe cette semaine chez moi, et je fais uniquement des séances d’entretien. J’en profite également pour me consacrer à mes révisions, puisque j’ai aussi une série d’examens pour valider ma dernière année d’études… immédiatement après le Dauphiné.

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