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Nouveaux cas de fièvre catarrhale ovine en Auvergne

La fièvre catarrhale ovine (FCO) a continué de s'étendre en France début 2016, touchant désormais la Dordogne et la Haute-Vienne jusqu'ici indemnes. De nouveaux cas ont également fait leur apparition dans le Puy-de-Dôme et dans l'Allier.

© FREDERICK FLORIN / AFP
Un précédent bilan établi fin décembre faisait état de 143 foyers de fièvre catarrhale ovine confirmés. Au début du mois de février, 173 ont été recensés avec des nouveaux foyersdans des départements jusqu'ici épargnés comme la Dordogne (3 foyers) et la Haute-Vienne (2 foyers) a indiqué vendredi le ministère de l'Agriculture.

Depuis fin décembre, de nouveaux cas ont fait leur apparition dans certains départements déjà infectés, comme l'Allier (6 cas supplémentaires) ou le Puy-de-Dôme (12). A la mi-décembre, les deux départements concentraient plus de deux tiers des élevages infestés (86 des 128 cas).

En raison de l'arrivée de la maladie dans de nouveaux départements, la zone dite réglementée, où les mouvements de bétail sont limités, a été élargie. Selon le ministère, cette zone couvre désormais 53 départements (contre 44 fin décembre), dont la totalité des régions Auvergne, Bourgogne, Centre et Limousin.

Le ministre de l'Agriculture Stéphane Le Foll a indiqué mercredi lors de l'assemblée générale de la Fédération nationale bovine avoir "lancé deux appels d'offre pour assurer le réapprovisionnement en vaccins au premier trimestre 2016 pour les éleveurs d'ovins et de bovins qui le souhaitent".

"Nous avons déjà l'assurance de disposer d'environ 3 millions de doses d'ici fin mars. Le reste des doses commandées sera disponible en étalement sur l'année", a-t-il précisé, soulignant que "le principe pour 2016 reste celui d'une base volontaire pour la vaccination".

"Nous avons disposé de suffisamment de doses pour vacciner tous les animaux devant partir à l'étranger jusqu'à la fin de l'année 2015. La gestion responsable de ces doses nous permet aujourd'hui de disposer d'un reliquat d'environ 400 000 doses", a expliqué le ministre. 

L'Etat doit verser 35 millions d'euros d'indemnités aux éleveurs n'ayant pas pu exporter leurs bêtes en raison de l'épizootie.
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