Débadoc : « Visages des cités » | lundi 25 novembre à 23h05 sur France 3

Djida TAZDAIT, Samia BENCHERIFA, Nader OUESLATI, RAPSA, autour de Yannick Kusy sur le plateau du Debadoc : Le visages de cités" - novembre 2019 / © Y. Kusy
Djida TAZDAIT, Samia BENCHERIFA, Nader OUESLATI, RAPSA, autour de Yannick Kusy sur le plateau du Debadoc : Le visages de cités" - novembre 2019 / © Y. Kusy

Les cités ont changé. Oubliée par la république à leurs débuts, elles ont bénéficié de financements conséquents dans les années 80. Qu'en est-il aujourd'hui ? Que nous disent-elles ?

Par Kathleen Garon

Autour de la table, nos invités tentent d’expliquer comment, depuis les années 80 à aujourd’hui, ont évolué les «zones urbaines sensibles», que l'on connait plus sous le nom (péjoratifs) les cités.

Depuis l’époque de la marche des Beurs, jusqu’à l’opération «Policités», comment l’image de ces quartiers a-t-elle évolué ? Les problèmes restent-ils les mêmes ? Comment les habitants de ces quartiers vivent-ils la stigmatisation dont ils sont régulièrement victimes, simplement parce qu’ils habitent des quartiers ?
Nous écouterons en particulier le témoigne, en plateau, de Ylias, un jeune habitant des Minguettes, qui parle de sa réalité quotidienne, et de sa participation au projet «Policités», visant à normaliser les liens entre les jeunes et la police.

Le débat abordera le thème du quotidien des cités à travers plusieurs prismes : Est-il possible de réussir sa vie professionnelle lorsque l’on habite ces quartiers ? Que penser du débat médiatique et politique actuel autour de la religion ? Est-il possible de vivre ensemble un jour ?

Les invités :
  • Djida TAZDAIT femme politique aujourd’hui.
    Née en Algérie, d'origine kabyle, Djida Tazdaït arrive dans une cité de transit des sans-abris dans la banlieue lyonnaise à l'âge de 7 ans. Elle a notamment mis sur pied début 80 l’association «Zaama dbanlieue», essentiellement autour de revendications vis-à-vis de la police et de la justice, les contrôles d'identité abusifs et autres violences policières. En 1985, elle fait  partie des fondateurs de l'association des Jeunes Arabes de Lyon et banlieue (JALB) qui lutte pour l'égalité républicaine par une présence dans les cités et les quartiers et par l'organisation, notamment de concerts-meetings contre les assassinats de « beurs »…
     
  • Samia BENCHERIFA coordinatrice du pôle adolescents du centre social George Levy, à Vaulx-en-Velin, et membre du projet policités. Un projet de recherche-action de deux ans, qui a notamment eu pour objectif d’ouvrir un dialogue entre les jeunes et la police. Ce groupe de recherche a présenté ses travaux à la maison de l’Unesco à Paris.Elle est venue sur le plateau avec Ilyas, l’un des jeunes qui ont participé à cette recherche.
     
  • Nader OUESLATI, chef d’entreprise. Il a grandi aux Minguettes. Son entreprise « 6è sens », à Vénissieux, est spécialisée dans le service aux entreprises qui œuvrent sur les chantiers. Avec ce concept, il a remporté le concours « Talent des cités » avec cette idée il y a 10 ans. Aujourd’hui il emploie 36 salariés. Il explique que les « Minguettes ont toujours été une force pour avancer » 
     
  • RAPSA, est un artiste stéphanois. Un rappeur reconnu qui a remporté récemment le concours des « révélations France bleu » dans la Loire. Il a écrit des textes, notamment sur la religion, les jeunes, les cités. Et il a récemment pris la parole dans les medias pour dénoncer des amalgames autour des musulmans, à l’occasion des débats sur le port du voile dans les lieux publics.
 
Débadoc : «Visages des cités»

France 3 Auvergne Rhone-Alpes propose une nouvelle édition de Debadoc. Le principe est toujours le même : un documentaire, suivi d’un débat.
Le documentaire : « La douce France de Rachid Taha », réalisé par Farid Haroud
La douce France de Rachid, retrace la vie du chanteur, Rachid Taha, décédé le 20 septembre 2018. Le documentaire se centre d’abord sur les années lyonnaises, celles du groupe Carte de séjour et tente de restituer le contexte social et politique de la France des années 80 qui ont vu éclore le talent internationalement reconnu de Rachid Taha. Puis le propos questionne les compagnons de route de sa carrière solo. Ce périple, ces réflexions se font en chanson. Zoubida, Le bleu de Marseille, Rhorho manie, Voilà voilà, Ya Rayah, Rock el Casbah et bien sûr Douce France.

Réalisé par Denis Milan
Rédaction en chef Laurent Mazurier
Préparé et présenté par Yannick Kusy

 

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