Déconfinement : en Auvergne, comment les auto-écoles se préparent à accueillir à nouveau les candidats

Depuis le mercredi 13 mai, les auto-écoles peuvent à nouveau accueillir du public. Fermées pendant près de deux mois, les gérants sont soulagés de reprendre leur activité. Le protocole sanitaire est très strict, en attendant la fiche métier du ministère des Transports

A Aurillac, cette auto-école équipera désormais ses véhicules de conduite de housses.
A Aurillac, cette auto-école équipera désormais ses véhicules de conduite de housses. © David Giraud
C'est ce qu'on appelle  un retard à l'allumage. Alors que les auto-écoles pensaient rouvrir le lundi 11 mai, un décret a prolongé la fermeture administrative des établissements écoles de conduite et centre de formation jusqu’au mercredi13 mai. A Riom, près de Clermont-Ferrand dans le Puy-de-Dôme, pendant près de deux mois, l’activité de cette auto-école a été à l’arrêt, mis à part les cours de code en ligne. Ce déconfinement constitue un véritable soulagement pour les professionnels de la conduite. « On a repris mais on n’a pas encore reçu la fichier métier du ministère des Transports. On s’est basé sur un protocole sanitaire décidé par nos syndicats » confie Marie-France Lafont, gérante d’une auto-école riomoise.

Six personnes accueillies contre 12 habituellement

Un protocole sanitaire très strict qui a obligé à revoir tout l’agencement de l’établissement : « Le nombre de personnes est limité à une pour 4 mètres carrés pour les salles d’apprentissage du code. Au lieu de 12 personnes, on ne peut accueillir que 6 élèves à la fois. Le masque est obligatoire pour les élèves et les moniteurs. Le passage sur rendez-vous est préconisé ».

Des voitures équipées et désinfectées

A Aurillac, même soulagement de reprendre. David Giraud, gérant d’une auto-école, explique : « Comme dans tout établissement accueillant du public, on applique les gestes barrière. On a installé du plexiglas dans notre auto-école. Les gants, les masques, du gel hydro-alcoolique et des visières sont à disposition. Pour les voitures, elles sont désinfectées par nos moniteurs entre chaque leçon. On a mis en place des housses sur les sièges, le volant, le pommeau de vitesse et le frein à main ».

Des examens qui reprennent progressivement

Après la réouverture des auto-écoles, c’est désormais la date des examens qui préoccupe les élèves. Marc Paput, qui dirige une agence à Vichy dans l’Allier, souligne : « En théorie, les examens théoriques doivent reprendre aujourd’hui dans des structures privées comme La Poste. Pour le permis voiture, ce serait le 8 juin. Et pour le permis moto et poids lourd le 25 mai ». Ainsi, La Poste a rendu le port du masque obligatoire pendant les examens et demande de respecter une distance d’un mètre entre tous les candidats.

Un embouteillage redouté

Avec une absence d’examens pendant près de deux mois et un calendrier de reprise du permis B en juin seulement, les professionnels de la conduite redoutent un embouteillage. Marie-France Lafont, gérante d’une auto-école riomoise, a pas moins de 60 élèves qui attendent pour passer leur permis. Marc Paput, qui dirige une auto-école à Vichy, affirme : « Depuis le 15 mars, tous les examens ont été suspendus. Tous les candidats n’ont pas pu passer le permis. Forcément, il va y avoir un décalage et un goulot d’étranglement au final. Dans l’Allier, un inspecteur ne va sûrement pas être remplacé à la fin de l’année. Je redoute un avenir compliqué ». Un avenir également redouté par l’ensemble de la profession. Près d'un tiers des entreprises du secteur pourrait fermer, selon l’Unic, un syndicat d’auto-écoles. La crise pourrait profiter aux plateformes en ligne.
 
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