Drôme : 7 relais routiers autorisés par le Préfet à ouvrir pour les professionnels de la route

Le Préfet de la Drôme a autorisé le jeudi 12 novembre l'ouverture de 7 restaurants pour les routiers. Une annonce qui fait suite à celle du ministre délégué aux transports le 4 novembre. La majorité des établissements est située sur ou près de l'autoroute A7.

Une enseigne de relais-routier (photo d'illustration)
Une enseigne de relais-routier (photo d'illustration) © PHOTOPQR/LA NOUVELLE REPUBLIQUE/MAXPPP
C'était une demande forte des syndicats de transporteurs routiers auprès du ministre des transports, Jean-Baptiste Djebbari. L'ouverture de restaurants qui leur sont dédiés sur les routes de France sur présentation de la carte professionnelle.

Après le Préfet de l'Ain la semaine dernière et le Préfet de l'Ardèche, c'est au tour des services de l'Etat de la Drôme d'autoriser ces lieux de vie, indispensables aux chauffeurs routiers pour ce nouveau confinement "d'automne". 
L'arrêté a été signé ce mardi 12 novembre. Il autorise 7 restaurants à ouvrir aux transporteurs dont 2 sur l'autoroute A7 (aires de Montélimar et de St Rambert d'Albon) et 1 sur la Nationale 7 à Donzère. Il vient compléter une première liste publiée le 7 novembre en ajoutant, par exemple, celui du centre routier de Loriol-sur-Drôme.

Le Préfet précise que cet arrêté a pour objectif de "veiller à ce que les professionnels routiers, dont la mobilisation pour garantir la continuité des chaînes alimentaire et logistique est totale durant la crise, assurent leur mission dans des conditions de travail dignes et adaptées aux conditions climatiques". Une carte professionnelle sera demandée à chaque utilisateur. 

"Nous sommes sur la bonne voie", commente Jacques Sorlin, délégué régional Auvergne-Rhône-Alpes de la Fédération des Transporteurs Routiers. "C'est mieux mais encore insuffisant. On ne peut pas dire qu'il y a une sur-capacité."
Le parc de poids-lourds de la Drôme est le plus important de la région. Et pour Jacques Sorlin, il faut une offre beaucoup plus dense. Et par exemple compléter ces ouvertures avec la possibilité pour les routiers d'avoir également des plats chauds, préparés par des restaurateurs. 

"Les conducteurs ont un plan de route dont ils ne peuvent pas facilement s'écarter. Or il y a beaucoup de propositions de restaurateurs dans ce sens proposant plateaux repas et accès aux toilettes. Il suffit juste que les pouvoirs publics donnent leur agrément", conclut le délégué régional de la Fédération des Transports Routiers.


En Ardèche aussi... 


Mardi 9 novembre, Françoise Souliman, préfet de l'Ardèche avait de son côté publié par arrêté l'autorisation d'ouverture de deux relais à Astet et Saint-Germain, entre 18h et 10h du matin, là aussi "au bénéfice exclusif des professionnels du transport routier".
 

 
Poursuivre votre lecture sur ces sujets
confinement santé société coronavirus/covid-19 transports économie