Double meurtre à Valence et en Ardèche : les 900 agences de Pôle emploi fermées au public ce vendredi

Après la mort d'une conseillère de Pôle Emploi tuée par balles jeudi matin à Valence (Drôme), l'organisme public a annoncé que l'ensemble de ses agences seraient fermées au public ce vendredi 29 janvier. Par ailleurs, une minute de silence sera observée par les agents.

L'agence Pôle emploi de Valence où une conseillère de 53 ans a été tuée par balles jeudi 28 janvier 2021
L'agence Pôle emploi de Valence où une conseillère de 53 ans a été tuée par balles jeudi 28 janvier 2021 © FTV

Dans les quelques 900 agences Pôle emploi du territoire national, l’émotion est à son comble. Quelques heures seulement après l’assassinat par balle d’une conseillère Pôle emploi à Valence, suivi du meurtre d'une salariée d'une entreprise située non loin de là, le service communication de l’opérateur public en région Auvergne Rhône-Alpes avait annoncé la décision de fermer "l’accueil physique et téléphonique" de l’ensemble des 98 agence de la région. Finalement, ce sont l’ensemble des 900 agences de Pôle emploi qui seront fermés au public ce vendredi 29 janvier.

Soutien psychologique et minute de silence

Le directeur général de Pôle emploi, Jean Bassère, qui s’est rendu à l’agence Valence, indiqué qu’un soutien psychologique avait été proposé aux agents, et qu'en signe de solidarité avec la famille de la victime, ses proches et l’ensemble de ses collègues, une minute de silence sera respectée à midi dans toutes les agences. « Ce temps permettra aux équipes de Paul emploi de se recueillir. Les services de Pôle emploi restent accessible à distance, et les conseillers sont mobilisés pour accompagner les demandeurs d’emploi », a-t-il précisé.

La sidération des salariés et des syndicats

Du côté des syndicats, la CFDT s’est dit « légitimement inquiète » face a cette « tragédie d’une violence inouïe », réclamant des actes « forts » de la direction. De son côté, la CGT explique que  « ce contexte de crise sanitaire, sociale économique, les situations d’accueil dans les services publics et les organismes de protection sociale sont particulièrement difficiles ». La centrale syndicale demande donc « des actes » en faveur « des populations les plus impacté par la crise », touchées par « la misère sociale et le désespoir ».

 

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