Double meurtre à Valence et en Ardèche : "lien confirmé" avec un homicide dans le Haut-Rhin

Jeudi 28 janvier, un homme résidant près de Nancy a tué par balles une conseillère Pôle Emploi à Valence (Drôme), puis une salariée d'une entreprise ardéchoise, avant d'être interpellé. Le lien avec un meurtre perpétré mardi dans le Haut-Rhin est désormais confirmé.
 

Agence Pôle Emploi de Valence (Drôme)
Agence Pôle Emploi de Valence (Drôme) © FTV

Les deux meurtres commis jeudi 28 janvier dans la Drôme puis en Ardèche, pour lequel un homme est en garde à vue à Valence, sont liés à un précédent homicide par arme à feu commis mardi dernier dans le Haut-Rhin.

C'est ce qu'a indiqué vendredi 29 janvier à l'Agence France Presse une source proche de l'enquête. Toujours d'après cette source, "le lien avec les faits de l'Est est désormais confirmé" mais "le suspect ne parle pas pour l'instant".

Un suspect "mutique"

Le procureur de la République à Valence, Alex Perrin, a quant à lui confirmé le comportement du suspect en garde-à-vue : "il est mutique, il ne parle pas du tout sur les faits, ne répond pas aux questions", précisant que la garde à vue de Gabriel F., 45 ans, avait été prolongée de 24 heures vendredi matin.

En revanche, le magistrat se refuse, pour l'heure, à établir formellement un lien avec l'homicide perpétré mardi dernier dans le Haut-Rhin et l'agression d'un homme peu après dans le même département.

"Les faits du Haut-Rhin sont traités par les parquets de Mulhouse et Colmar, on essaie de voir s'il y a un lien à faire. Ce n'est pas improbable, des vérifications sont en cours", a ajouté le magistrat.

Expédition meurtrière

Jeudi 28 janvier au matin, un homme a tué par balles une conseillère Pôle emploi à Valence, puis la DRH d'une entreprise ardéchoise où il avait travaillé, avant d'être interpellé et placé en garde à vue.

Les motivations du suspect restent inconnues à ce stade mais les enquêteurs ont désormais fait le lien avec une autre affaire: le meurtre d'une DRH survenu mardi dernier dans le Haut-Rhin, suivi de l'agression d'un homme travaillant lui aussi dans les ressources humaines.

Un plan social relie les deux victimes alsaciennes

Selon la presse alsacienne, ces deux personnes sont liées à un plan social ayant touché, dans les années 2000, une entreprise d'Eure-et-Loir dont le suspect de Valence était salarié à l'époque.

L'agresseur qui a pris la fuite mardi à Wattwiller (Haut-Rhin) était au volant d'une voiture rouge, de la même couleur que celle utilisée par l'homme arrêté dans la Drôme. Des expertises ont par ailleurs été réalisées sur les armes retrouvées dans son véhicule et sur le site de l'entreprise ardéchoise, et les douilles retrouvées en Alsace.
 

Deux victimes à 10 kilomètres de distance en Drôme-Ardèche

Vers 8h30 jeudi à Valence, cet ingénieur sans emploi de 45 ans, inconnu des services de police, est entré dans une agence Pôle emploi de la préfecture de la Drôme et a mortellement touché une employée de 53 ans.

Selon le procureur de la République à Valence, Alex Perrin, il "s'est adressé à une employée, sans qu'on sache s'il la connaissait et, très vite, il a fait feu à une reprise avec une arme, la blessant mortellement au thorax".

Une froide détermination

"A priori il n'avait pas un comportement agressif, jusqu'au moment où il fait feu avec une détermination réelle pour tuer", a ajouté M. Perrin. L'homme a ensuite parcouru 10 km en voiture pour gagner les locaux d'une entreprise spécialisée dans la fabrication de véhicules de collecte de déchets à Guilherand-Granges (Ardèche), sur l'autre rive du Rhône.

Sur place, "il a demandé à avoir un contact avec un cadre et a rapidement fait feu sur une employée de 51 ans, atteinte à deux reprises mortellement" à l'abdomen et au visage. 

Interpellé grâce à un agent de Pôle emploi

L'homme a ensuite pris la fuite, empruntant un pont à contre-sens en direction de Valence, mais son véhicule a percuté une voiture de police qui tentait de l'intercepter. La sienne avait pu être identifiée grâce à un agent de Pôle emploi ayant relevé sa plaque d'immatriculation. Le suspect a pu être interpellé et placé en garde à vue.
 

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