Drôme - L'agglomération de Montélimar ouvre aussi son centre de dépistage à la Covid-19 pour soulager les laboratoires

La petite ville de Montélimar, 40.000 habitants, n'échappe pas à la pression exercée par l'épidémie de coronavirus. Les maires de l'agglomération ont décidé d'ouvrir un centre de dépistage dans le palais des congrès Charles Aznavour. Pour soulager les laboratoires et dépister plus rapidement.

Les nouveaux tests antigéniques se pratiquent avec un écouvillon.
Les nouveaux tests antigéniques se pratiquent avec un écouvillon. © France 3 Rhône-Alpes
Il a été infecté par le Covid-19. C'était en septembre. Persuadé d'avoir "respecté les gestes barrière au maximum" comme il le disait à nos confrères de France Bleu. Il s'est alors isolé dans un hôtel, à côté du domicile familial. Lui, c'est Julien Cornillet, maire de Montélimar et convaincu qu'il faut dépister les asymptomatiques pour briser la chaîne de contamination. Alors avec d'autres maires de son agglomération, ils ont rouvert le palais des congrès Charles Aznavour pour en faire un centre de dépistage.

Dépister au maximum

En une matinée, ils sont une quarantaine de personnes à venir se faire tester. Dans cet échantillon prêt à l'écouvillon, six personnes sont testées positives. Parmi elles, des asymptomatiques. Les résultats ont été donnés en quelques minutes grâce aux tests antigéniques.
"Avec les tests antigéniques, quand c'est positif, c'est positif. La personne est contaminante et il faut casser cette chaîne le plus vite possible en repérant les cas contacts" nous explique Gilles Bonnefond, président de l'Union des syndicats de pharmaciens d'officine (USPO). "Quand c'est négatif, poursuit-il, on peut faire une confirmation du négatif mais ce n'est pas systématique. Il faut expliquer à la personne que ce n'est pas parce qu'elle est négative que tout va bien. Il faut qu'elle continue à se protéger et à éviter les réunions en espace clos."

Soulager les laboratoires

Les laboratoires sont de plus en plus saturés à Montélimar. Et casser cette chaîne de contamination demande de la réactivité. "Nous faisons un travail complémentaire des laboratoires. Ils ont de plus en plus de mal à répondre dans un délai rapide" constate Gilles Bonnefond, "on a donc mis en place un planning permettant de répondre toute la semaine aux besoins des personnes qui veulent se faire dépister. On gère ça avec ou sans rendez-vous (au numéro 06.18.96.05.12)."

Simplifier le réflexe de dépistage

Pour Julien Cornillet, avec la multitude de points de dépistage dans les laboratoires ou chez les médecins, il était "essentiel d'avoir un centre avec des horaires d'ouverture fixe du lundi au samedi" pour que les personnes aillent plus facilement se faire dépister.

Ce centre de dépistage s'appuie chaque semaine sur une vingtaine de volontaires. Ils sont médecins, infirmiers ou pharmaciens payés à salaires égaux. Une rémunération qui permet à l'Assurance maladie de diviser par deux le coût d'un test comparé à celui d'un laboratoire.

Entre 700 et 1000 tests par semaine peuvent être assurés dans le centre de dépistage de Montélimar.
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