Drôme : "le refuge de l'espoir" fait partie des 156 associations de protection des animaux à interpeller le gouvernement

Les associations de protection des animaux appellent à l'aide. Elles sont 156 à interpeller le ministre de l'agriculture et à demander un coup de pouce. "Le refuge de l'espoir" à Pierrelatte, dans la Drôme, en fait partie. La crise sanitaire l'a plongé dans une situation financière désastreuse.
 
Drôme : "le refuge de l'espoir" voit le nombre de ses pensionnaires augmenter et les fonds pour les soigner et les nourrir manquent.
Drôme : "le refuge de l'espoir" voit le nombre de ses pensionnaires augmenter et les fonds pour les soigner et les nourrir manquent. © FTV
Les associations de protection des animaux lancent un appel au secours et interpellent le ministre de l'agriculture, Didier Guillaume, "On a besoin d'un coup de pouce financier".
La crise sanitaire a été telle qu'aujourd'hui ces structures d'accueil pour animaux se retrouvent dans une situation financière désastreuse.

Sabrina Degrange en est un parfait exemple. Elle est responsable de la chatterie du refuge de l'espoir à Pierrelatte, dans la Drôme, et elle a du mal à faire face à toutes ses charges.
Depuis le mois de mars elle a reçu 150 chatons, des nouveaux arrivants  qui seront d'abord placés en famille d'accueil avant de rejoindre le refuge. "On a des chats trouvés, pas stérilisés, pas identifiés et jamais réclamés malheureusement."
 
Le refuge ne perçoit aucune subvention publique et le  budget est serré.
Le refuge ne perçoit aucune subvention publique et le  budget est serré. © FTV

Le refuge de l'espoir qui accueille principalement des chats et des chiens, assume aussi des dépenses. "Il faut bien sûr les nourrir et surtout les vacciner. Il faut aussi parfois les soigner". Pour le refuge de l'espoir, c'est un budget de 100 000 euros par an.
Le refuge ne perçoit aucune subvention publique et le  budget est serré. Sa présidente, Florence Damery, a donc décidé d'être cosignataire de l'appel de détresse lancé par le collectif au ministre de l'agriculture dimanche dernier, le 28 juin.
 

On existe, on est là et on fait un travail formidable ! Mais, financièrement, c'est très difficile à suivre. On a des dépenses et des animaux nous arrivent tous les jours. C'est vraiment dommage d'avoir été oubliés dans cette panique. On comprend qu'il y ait d'autres priorités mais on existe aussi.

Florence Damery


Le refuge de l'espoir assure également la fourrière des animaux pour 29 communes, "c'est une mission de service public".

 
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