« Faites du slip », une marque made in Drôme culottée

Non à la surconsommation, oui au surecyclage, en voilà une idée culottée ! Deux drômoises armées de leur créativité et de leurs machines à coudre lancent une ligne de sous-vêtements confectionnés à partir de tissus non utilisés.

 Nappes, draps ou vieilles taies d'oreiller… Le pari est culotté : fabriquer, à la main, des sous-vêtements pour femmes et hommes en donnant une deuxième vie aux tissus. Il s’agit de surcylcage (upcycling en anglais): utiliser des objets existants pour en fabriquer d'autres.

Le rendez-vous est pris dans une recyclerie de Saint-Laurent-en-Royans. Pour un œil non-averti, c'est un joyeux bric-à-brac, une caverne d'Ali Baba, pour Léa Deson et Viridiana Primois c'est une mine.

A 26 et 27 ans, ces deux drômoises viennent de créer leur marque : Faites du slip. Des tissus "vintage", fleuris, unis à motifs délicieusement régressifs comme un drap pour enfant où Mickey, Donald et Pluto courent dans tous les sens. Le butin de la matinée en mains, direction leur atelier.

  

Créer de manière plus engagée

Les deux créatrices ont quitté la filière traditionnelle de la mode pour une autre : plus engagée. « Ce qui ne nous plaît pas dans l’industrie du textile d’aujourd’hui, c’est que c’est extrêmement polluant, c’est une catastrophe écologique. On voulait vraiment boycotter tout ça. À notre manière donc on voulait le faire en douceur avec des sous-vêtements Fun. En fait, on voulait vraiment faire du circuit court, local avec un maximum de récup'. C’est notre manière à nous de lutter contre tout ça, contre ce système qui est catastrophique » détaille Viridiana Primois.

Leur volonté de s’inscrire dans une démarche respectueuse de l’environnement ne s’arrête pas là.  

La question des chutes de tissus après leur création animent les deux jeunes femmes. « Pour l’instant on n’a pas de solution pour les toutes petites chutes et on sait qu’il y a des isolants qui peuvent se faire avec des tissus. Si quelqu'un nous entend et est intéressé pour en faire quoi que ce soit ». L’appel est lancé par Léa.

Le choix du sous-vêtement n’a pas été décidé au hasard. « Tout simplement parce que c’est un objet, un vêtement qu’on utilise vraiment dans la vie de tous les jours. C’est un objet du quotidien. Il y avait beaucoup de demandes quand on a initié le projet et les gens étaient partants » conclu Viridiana dans un sourire.

Comptez aux alentours de 25 euros pour un sous vêtement, décalé et unique.

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