Incendie criminel de Crest : des clés 4G en attendant les réparations

Les usagers d'Orange étaient nombreux ce matin-là pour récupérer la clé 4G que l'opérateur leur prêtait pour pallier l'absence de réseau local due à l'incendie criminel des installations téléphoniques de Crest. Une enquête a été ouverte pour retrouver les incendiaires.

Longue fine d'attente lors de la distribution des clés 4G pour palier l'absence de réseau local due à l'incendie criminel des installations téléphoniques de Crest.
Longue fine d'attente lors de la distribution des clés 4G pour palier l'absence de réseau local due à l'incendie criminel des installations téléphoniques de Crest. © H. Chapelon / FTV

Mi-février, deux incendies criminels ont détruit les installations de l'opérateur Orange dans la Drôme. Les locaux abritant un répartiteur téléphonique dans le secteur de Gigors-et-Lozeron, et un local hébergeant des éléments de commutation pour la téléphonie et le web à Crest ont brûlé.

Une semaine plus tard, les usagers sont encore privés de réseau. Ils sont encore près de 2800 à être directement impactés. Des clés 4G ont été distribuées par les différents opérateurs sur place  Des centaines de personnes ont fait le déplacement. C'est un sésame précieux pour les professionnels qui ont pu relancer leur activité sur leur site internet ou la télétransmission des données pour les services de santé. Les particuliers ont vu leur quotidien bouleversé aussi et peuvent ainsi retrouver leurs habitudes sur le numérique.

"Ce sabotage a des répercussion sur la sécurité des personnes, des télé-alarmes ne sont plus raccordées. Il a des conséquences sur l'économie, sur le fonctionnement des services publics" déplore Hervé Mariton, maire de Crest avant d'ajouter "On n'est pas sur des actes de chahut sympathique d'anarchistes qui, de temps en temps, emmerdent quelques personnes, on est sur des actes extrêmement graves qui sèment la panique auprès de 8000 abonnés".
Au 22 février, l'ensemble du réseau mobile est revenu.

Plusieurs semaines de travaux

L'ensemble du central téléphonique a brûlé hormis le bâti provoquant beaucoup de suie qui va devoir être nettoyée. Une telle construction prend habituellement 5 à 6 mois. Là, Orange a mis en place de gros moyens pour activer les réparations mais l'attente se compte tout de même en semaines. En parallèle, une centaine de techniciens travaille sur le rétablissement du réseau dont une trentaine sur place. Le respect des règles sanitaires ralentissant un peu les interventions. 

Une enquête est ouverte

Du côté de la gendarmerie, une enquête est ouverte. Les faits sont pris très au sérieux. Orange a déposé plainte et d'autres organismes pourraient s'y associer. Le préfet de la Drôme, Hugues Moutouh, a annoncé "une totale détermination à donner à cette affaire la suite judiciaire qu'elle mérite." 
En 2020, les autorités avaient recensé une centaine de dégradations volontaires de pylônes de téléphonie sur l'ensemble du territoire. Une partie de ces actions a été revendiquée par l'ultragauche.

Des rondes de surveillance ont été déployées sur les autres centres. Le central détruit datait de la création du réseau cuivre, il y a 70 ans et n'avait jamais brûlé.

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