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INTOX. La Drômoise Elisabeth Revol n’a pas gravi l’Everest sans oxygène : mea culpa de son sponsor Valandré

Elisabeth Revol / © Antoine CHANDELLIER / Maxppp
Elisabeth Revol / © Antoine CHANDELLIER / Maxppp

Le 23 mai dernier, son sponsor annonçait un nouvel exploit d'Elisabeth Revol. L'ascension de l'Everest sans oxygène. Rétropédalage du PDG de Valandré ce samedi 8 juin 2019 qui s'excuse d'avoir diffusé une information erronée.

Par AH

Il aura fallu plus de deux semaines au sponsor d'Elisabeth Revol, Valandré, pour rétablir la vérité. Non, la Drômoise n'a pas gravi l'Everest sans oxygène le 23 mai dernier.

Le PDG de Valandré, Niels-Henrik Friisbøl, s'explique sur les réseaux sociaux. Dans son message, il fait son mea culpa : "nous avons supposé par erreur qu'elle avait gravi l'Everest sans utiliser d'apport d'oxygène supplémentaire."
 
Ce qui interroge, c'est que ce mea culpa arrive aussi tard. Plus de deux semaines après l'exploit supposé d'Elisabeth Revol. Et au lendemain d'un article de nos confrères d'Alpine mag qui rétablit la vérité. 

"Elisabeth Revol a pris de l'oxygène pour gravir l'Everest, contrairement à ce que son sponsor a annoncé, et qui s'est propagé comme une trainée de poudre."
 
 

Message du PDG de Valandré

 « Nous félicitons notre athlète Elisabeth Revol pour avoir accompli la traversée Everest-Lhotse et pour avoir fait preuve d’une force d’esprit remarquable et d’un bon jugement.

La montée de l'Everest par Eli était un rêve d'enfant. Elle a choisi de le gravir en silence, pour elle-même, afin de retrouver en tête à tête l'endroit qu'elle aime tant.

Le 23 mai au matin, nous avons reçu un message du mari d’Eli, annonçant qu’elle avait gravi l’Everest et qu’elle se préparait à gravir Lhotse.

Connaissant sa force exceptionnelle et le fait qu'elle était déjà pré-acclimatée à 8 400 m, nous avons supposé par erreur qu'elle avait gravi l'Everest sans utiliser d'apport d'oxygène supplémentaire. Nous avons partagé cette nouvelle sur nos réseaux sociaux sans confirmation de sa part.

Ce que nous ne savions pas et que nous savons maintenant, c’est l'horrible congestion sur les dernières centaines de mètres qui mènent au sommet ce jour-là, d'ailleurs fatale pour certains.

Elisabeth avait le choix entrer renoncer à sa tentative, ou prendre de l'oxygène par précaution pour réaliser son rêve d'enfant. Nous apprécions la capacité de jugement dont elle a fait preuve en tant qu'athlète expérimentée et respectons son choix.

Nous sommes admiratifs de son état d'esprit. »

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