Opération "prisons mortes" : "on veut les moyens de répondre à des attaques à l'arme de guerre", les prisons restent bloquées

Deuxième jour de mobilisation pour les personnels pénitentiaires après que deux d'entre eux ont été tués et trois autres blessés gravement dans l'attaque d'un fourgon le 14 mai en Normandie.

Après l'attaque d'un fourgon pénitentiaire dans l'Eure, mardi 14 mai 2024 qui a fait deux morts et trois blessés parmi les gardiens accompagnateurs, les agents de l'administration pénitentiaire continuent ce jeudi 16 mai leur mouvement de blocage des établissements pour "maintenir la pression" sur le gouvernement.

Deuxième jour de blocage dans les prisons de la région

Dans la Loire, la mobilisation continue dans les prisons de Roanne et de la Talaudière, ainsi qu'à la prison de Corbas dans le Rhône. Dans la Drôme, poursuite du blocage à la prison de Valence, tout comme en Ardèche où la prison de Privas demeure elle aussi bloquée.

Même chose en Isère pour le centre pénitentiaire de Saint-Quentin-Fallavier et la maison d'arrêt de Grenoble-Varces.

Devant la prison de Valence, des personnels pénitentiaires manifestaient ce matin pour réclamer l'amélioration de la sécurité des agents lors des extractions de détenus, qu'elles soient judiciaires ou médicales.

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Fabrice Salamone, délégué syndical UFAP-UNSA Justice, détaille les attentes des agents en matière de sécurité lors des déplacements de détenus. ©France 3 Rhône Alpes

"Chaque jour en France, il y a entre 530 et 560 extractions judiciaires (transfert de détenus pour audition). Les agents chargés de ces extractions sont continuellement sollicités" explique Fabrice Salamone, délégué UFAP-UNSA Justice.

"Nous demandons que l'armement des agents pour ces extractions leur permette de répondre à des attaques à l'arme de guerre. Il y a aussi les extractions médicales. À Privas par exemple, qui est une petite prison, nos collègues de la détention en effectuent quotidiennement et ils ne sont ni équipés ni formés pour ça. Ils n'ont pas d'armement, l'administration ne veut pas donner de moyens".

Le blocage des prisons se poursuit, plusieurs établissements d'Auvergne Rhône Alpes sont concernés.

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