Déconfinement : la municipalité de Bourg-lès-Valence (Drôme), ne veut pas céder à l'emballement

Après une période de 55 jours de confinement, la maire de Bourg-lès-Valence, dans la Drôme, ne souhaite pas céder à l'emballement d'un déconfinement précipité. Ecoles, marchés, services, la sortie de crise est envisagée de façon progressive.

"Quand on parle de déconfinement progressif, c'est "progressif". Tout le monde pensait que c'était la libération, la victoire. Mais non" le maire de Bourg-lès-Valence dans la Drôme.
"Quand on parle de déconfinement progressif, c'est "progressif". Tout le monde pensait que c'était la libération, la victoire. Mais non" le maire de Bourg-lès-Valence dans la Drôme. © PHOTOPQR/SUD OUEST/MAXPPP
"On a le temps !" Marlène Mourier, maire de Bourg-les-Valence, se veut prudente. Face à l'euphorie provoquée par le déconfinement, pas question pour elle de relâcher la pression : le déconfinement de sa commune se fera "progressivement". 

Quand on parle de déconfinement progressif, c'est "progressif". Tout le monde pensait que c'était la libération, la victoire. Mais non. On va faire les choses petit à petit.

Ce lundi 11 mai, signe d'un retour à la normale : le couvre-feu instauré par la ville depuis le début du confinement, a été levé. 


Pas d'écoles avant septembre 


Mesure la plus marquante, même si elle suscite le débat au niveau national : les écoles de la commune resteront fermées cette semaine. Et ce jusqu'au mois de septembre. Marlène Mourier en prend la responsabilité et justifie son choix par le fait qu'elle ne préfère pas exposer les plus jeunes au risque d'une contamination par le coronavirus et donc de l'apparition d'une seconde vague. 

Ce retour à l'école, même s'il parait lointain, permettra "de bien préparer la rentrée de septembre sur le plan matériel et psychologique avec les directeurs, les enseignants et de se faire accompagner par des psychologues, des sophrologues pour cette mise en place" soutient l'élue, qui ne voulait pas que les écoles prennent des allures de garderies. 
 

Les marchés à l'étude


Deux marchés se tiennent habituellement dans la commune. 

Le plus petit d'entre eux, le marché du Cyrano, devrait reprendre le mercredi 20 mai. Les conditions d'accueil seront revues pour respecter les mesures sanitaires. Ce marché est majoritairement fréquenté par les séniors. Un public vulnérable auquel il sera demandé de garder ses distances. En fonction des comportements et du retour d'expérience, sera décidée l'ouverture ou non du plus gros marché situé sur le boulevard du Général de Gaulle. "Mais nous n'avançons pas de date pour le moment" contraste la maire. 

Des services municipaux aux minimas

L'Hôtel de ville restera fermé encore quelques semaines. 
385 agents travaillent d'ordinaire sur le terrain et dans les bureaux. Mais le retour des employés sera aussi "progressif"
"Tous les sevrices sont joignables par téléphone. S'il y a une urgence, nous intervenons" rassure Marlène Mourier. 

Exemple de ce retour en douceur : sur un effectif de 12 policiers municipaux, seuls 3 sont actuellement en service. 
Une situation exceptionnelle qui devrait durer jusqu'au 2 juin prochain. 
 
Le centre de loisirs et le théatre devraient rester fermés jusqu'à nouvel ordre. 
Les parcs ont rouvert mais l'accès aux jeux est resteint. 
Quant à la dechetterie, elle n'ouvrira que lundi 18 mai. 

"On ne peut pas ouvrir toutes les vannes d'un coup" affirme l'élue qui en appelle à la responsabilité et à la prudence de chacun à l'aube de ce déconfinement. 




 
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