Drôme : le message de la gérante d'une boite de nuit au président de la République lors de sa visite

La gérante du Sunshine, une boite de nuit du centre-ville de Valence, a décidé d'afficher en grand un message à destination du président de la République, en visite dans la Drôme le 8 juin 2021. 

"Monsieur le président Macron, pensez à nous" est-il écrit sur la devanture du Sunshine, en plein centre-ville de Valence dans la Drôme.
"Monsieur le président Macron, pensez à nous" est-il écrit sur la devanture du Sunshine, en plein centre-ville de Valence dans la Drôme. © Véronique Teremoni

"Monsieur le Président Macron, pensez à nous !" est-il écrit sur le panneau géant de la devanture du Sunshine, une boite de nuit située en plein cœur de Valence. L'initiative vient de Véronique Teremoni, la propriétaire de l'établissement. "Quand j'ai su que le Président allait être en visite juste en face, je me suis dit que j'allais lui laisser un petit message" raconte-t-elle.

Pour cause, les établissements de nuit restent la seule activité interdite d'ouverture en raison de la crise sanitaire. Pire encore pour la patronne : l'absence de perceptive future : "on n’a pas de date, rien", explique-t-elle. "Tout ce que l'on demande, c'est une échéance, que l'on sache quand l'on pourra reprendre notre activité, même si c'est dans longtemps", poursuit-elle.


9000 euros de frais fixes

Il faut dire que la situation commence à être longue pour Véronique Teremoni. "On a 9000 euros de frais fixes par mois et on touche une aide à hauteur de 20% de notre chiffre d'affaires de 2019, soit 12 000 euros. Le souci, c'est qu'on a aussi parfois des frais supplémentaires. Par exemple en juillet, on va devoir faire un contrôle de sécurité de nos installations qui est obligatoire. Cela va nous coûter 3000 euros. Et des frais comme ceux-là, on en a presque tous les mois."


La patronne du Sunshine s'estime même chanceuse. "Heureusement que dans les statuts, je suis inscrite comme directrice de l'établissement. Grâce à cela je touche le chômage partiel. Mon mari qui est juste gérant ne touche rien", explique-t-elle. D'autres petits détails ont sauvé son établissement : "nos 22 ans d'existence nous ont permis d'avoir un peu de réserve et surtout d'être propriétaire de nos murs. Sans ça, on aurait fermé" affirme-t-elle.

Réouverture sans masque

Véronique Teremoni tient à faire les choses correctement : "il est hors de question que je rouvre avec l'obligation de porter le masque dans mon établissement", explique-t-elle. "On sait très bien que passée une certaine heure, avec l'alcool et les retrouvailles, les gens le feront tomber très rapidement." Dès lors, elle préfère attendre la levée des restrictions. La gérante du Sunshine va même plus loin, elle ne comprend pas pourquoi certains établissements, comme des clubs échangistes ou les bars dansants peuvent rouvrir au vu de la situation actuelle. "A mon avis, à la fin de l'été, on verra ce qui arrivera", prédit-elle.

L'histoire ne dit pas si Emmanuel Macron a eu la possibilité de voir personnellement le message qui lui est adressé, surtout après la gifle qu'il a reçu dans les rues de Valence. Mais à minima, Véronique Teremoni espère "qu'une personne proche de lui le verra et lui dira." Lors de sa visite au lycée de Tain l'Hermitage, à la question sur les discothèques, le président à donner rendez-vous le 21 juin 2021, probablement pour une annonce. 

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