Hôpital de Valence: le conseil d'administration et le personnel mécontents des annonces du gouvernement

Malgré les annonces faites par le gouvernement en faveur des établissements de soins, le conseil d'administration de l'hôpital de Valence reste en grève et le personnel réfléchit à la suite du mouvement
L'annonce du gouvernement de reprendre un tiers de la dette des hôpitaux et de créer de nouvelles primes ne convainc pas du côté de Valence. Le maire LR de la ville et président du conseil d'administration de l'hôpital Nicolas Daragon maintient la grève de ce conseil. Quant au personnel de l'hôpital, il se sent méprisé.
 

Pas de redressement du déficit d'exploitation


Le président du conseil d'administration de l'hôpital regrette que le gouvernement ne parle pas de la prise en charge des patients quand ceux-ci "n'arrivent plus à avoir de rendez-vous et à être traités correctement". Il s'étonne également du manque de volonté de revalorisation des carrières pour attirer les médecins et les infirmiers. "Ce qui nous a été annoncé, c'est 25€ Euros de prime mensuelle pour un salaire de 1400 Euros", trop peu selon l'élu pour en faire des professions revalorisées.
Quant au déficit d'exploitation de l'hôpital, Nicolas Daragon prévient, "l'hôpital de Valence a un déficit d'exploitattion entre 5 et 8 millions d'Euros selon les années. La proposition du gouvernement, c'est un million d'Euro, ça ne change rien. Il faudrait aider à hauteur de 5 ou 6 millions d'Euros pour que ça fonctionne vraiment".
 

Le mépris


Les représentants syndicaux alertent quant à eux sur une fuite de la population médicale. Selon la CGT et FO, il manque une dizaine de médecins urgentistes et 5 ou 6 anesthésistes. Daniel Ponsonnet (CGT) estime qu' "il aurait fallu réévaluer les salaires de praticiens hospitaliers médicaux, qui ont des salaires de départ extrêmement bas, au lieu d'envoyer des jeunes diplômés faire de l'intérim quicoûtent quatre fois plus cher."
Pour Fabrice Vinson de Force Ouvrière, c'est le sentiment de mépris qui domine. "C'est du mépris pour le personnel et l'hôpital. Ce qu'on nous propose, ce sont des primes annuelles et pour certaines, exclusivement parisiennes, comme celle de 800 Euros annuels pour les salaires inférieurs à 1900 Euros par mois. Pour les autres hôpitaux, c'est 300 Euros annuels pour les aides-soignants et les infirmiers. On demande une ravalorisation des grilles salariales, les primes ne sont pas prises en compte pour la retraite."

 
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