Eau contaminée à Vif (Isère): il y aurait eu "un dysfonctionnement" des installations de traitement

L'eau du robinet est à nouveau potable depuis le 25 mars à Vif et au Gua (Isère). Interdite à la consommation 6 jours durant, elle a été débarrassée de ses entérobactéries. Un retour à la normale qui n'élude pas les questions. Selon l'Agence Régionale de Santé, un "dysfonctionnement" est en cause.

La crise est passée. Les entérobactéries que contenait l'eau ont tout de même rendu malade un habitant sur deux. Des gastro-entérites plus ou moins sévères. L'heure est encore aujourd'hui aux interrogations. Une enquête est en cours. Sur ce dossier, depuis le début, l'ARS, l'Agence Régionale de Santé est restée très discrète avant de livrer quelques éléments d'explication.

Le scénario, privilégié pour l'instant, serait celui d'un "dysfonctionnement des installations de traitement". Un traitement indispensable car, même si cela peut surprendre, sur les contreforts du Vercors, la source de l'Echaillon n'est pas naturellement saine. Alors, pour la rendre potable au quotidien, elle est chlorée. Un taux de chlore surveillé, une fois par semaine. 

Selon Bernard Piot, de l'ARS Isère, "les installations de traitement n'ont pas, pour une raison encore floue, joué leur rôle de barrière. Peut-être une panne, passée inaperçue, est à l'origine de cette pollution bactérienne, car l'exploitant, semble-t-il a bien fait les contrôles réglementaires, mais le réglement aurait peut-être dû en exiger davantage pour cette source".

En clair, Il faudra, selon les conclusions de l'enquête, sans doute déterminer la nature des travaux à effectuer et envisager d'autres procédures pour éviter une nouvelle pollution.

Reportage de Jordan Guéant, Franck Ceroni & Eric Achard


Une enquête épidémiologique lancée auprès de la population

Après cet épisode de pollution microbiologique du réseau d'eau, l'ARS et la Cellule de l'Institut de Veille Sanitaire d'Auvergne Rhône-Alpes ont lancé une étude auprès de "toutes les personnes résidant à Vif ou au Gua, ou ayant été amenées à se rendre dans ce secteur durant l'épisode de pollution du 10 au 24 mars" à participer à l'enquête jusqu'au 15 avril, en répondant à un questionnaire en ligne sur le site de l'ARS.