Les engagements du ministre des Transports pour le ferroviaire en Auvergne

Lundi 5 octobre, Jean-Baptiste Djebbari, ministre chargé des Transports, accompagnait Jean Castex à Clermont-Ferrand pour un déplacement placé sous le signe du ferroviaire. Voici ce qu’il faut retenir de son passage sur le plateau de France 3 Auvergne.
 

Jean-Baptiste Djebbari, ministre chargé des Transports, était l'invité de France 3 Auvergne lundi 5 octobre.
Jean-Baptiste Djebbari, ministre chargé des Transports, était l'invité de France 3 Auvergne lundi 5 octobre. © François Privat /FTV
Le transport ferroviaire en Auvergne va bénéficier d’une enveloppe de 280 millions d’euros en deux ans, a annoncé lundi 5 octobre le Premier Ministre Jean Castex lors d’un déplacement à Clermont-Ferrand. Il était notamment accompagné de Jean-Baptiste Djebbari, ministre délégué aux Transports. Ce dernier était l’invité du 19/20 de France 3 Auvergne. Sur le plateau, il a rappelé les engagements de l’Etat : « Il y a eu un sous-investissement chronique pour les lignes de Paris vers Clermont-Ferrand, de Limoges vers Paris qui fait qu’aujourd’hui on a un matériel roulant qui est vieux, les wagons ont 40 ans et nous allons intégralement les changer. Les premières rames seront livrées dès la fin 2023. Il y a surtout une voie qui a un grand besoin de régénération qui fait qu’aujourd’hui vous avez des retards, des délais, des annulations. En plus des 280 millions d’euros supplémentaires, il y a déjà des crédits qui sont engagés à hauteur de 760 millions d’euros dont 300 millions sont déjà consommés. Les choses sont maintenant en marche et c’est vrai qu’il faut les exécuter le plus rapidement possible pour qu’à l’horizon fin 2023, début 2024, on ait à la fois une voie très largement rénovée et des trains qui seront sans commune mesure avec ceux qu’on connaît aujourd’hui ».

Raccourcir la durée du Paris-Clermont-Ferrand

Jean-Baptiste Djebbari a souligné que la ligne Paris-Clermont-Ferrand allait faire l’objet de toutes les attentions. Il a défini un objectif : « L’ambition est de faire Paris-Clermont-Ferrand en 3h06 et de le faire en 4 arrêts en 3h15, et ce de façon solide, c’est-à-dire pas 3h15 un jour et 3h25 le lendemain mais de le faire industriellement, opérationnellement tous les jours de façon crédible et fiable. Quatre-vingt-trois pourcent des trains sont à l’heure sur la ligne Paris-Clermont-Ferrand. Dix-sept pour cent des trains ne sont pas à l’heure et avec des délais importants, plusieurs dizaines de minutes en moyenne. C’est plus important que sur d’autres lignes et c’est à peu près le cas sur Limoges-Paris. Pour partie, ces lignes ont espéré d’autres alternatives, une ligne à grande vitesse par exemple, ou elles ont bénéficié d’investissements captés par d’autres priorités en matière de transport. Aujourd’hui de nouveaux trains c’est bien car ils seront plus accessibles, il y aura du wifi à bord et ils seront plus confortables, mais ça ne suffit pas si la régénération de l’infrastructure n’est pas réalisée complètement. C’est un plan qui s’étale de 2018 à 2025, qui est particulièrement ambitieux. Je rappelle que c’est plus de 900 millions d’euros ».

Des annonces datant de 2014

Interrogé sur des annonces d’investissements faites en 2014 sur le renouvellement du matériel roulant par Guillaume Pépy, ancien président de la SNCF, le ministre délégué aux Transports rétorque : « Ca a été signé en 2019, j’ai signé le bon de commande au nom de l’Etat car c’est lui qui finance ces trains pour un total de 700 millions d’euros. J’étais à Bagnères-de-Bigorre la semaine dernière chez Caf, qui va construire les trains. L’objectif est une production qui va commencer pour les prototypes en 2021, l’année prochaine, avec une première livraison fin 2023 et une opération normale en 2024. La crise est aussi une opportunité parce qu’on peut probablement investir d’avantage pour rattraper le retard, un retard qui évidemment pour ceux qui subissent les dysfonctionnements au jour le jour, est devenu assez insupportable ».

Dépasser les effets d'annonce

Jean-Baptiste Djebbari veut dépasser les effets d’annonce. Il indique : « Je constate, y compris dans mon territoire qu’on a beaucoup vécu d’effets d’annonce, de promesses non tenues, de projets qui ne se réalisent jamais. Oui, fin 2023, ce n’est pas demain mais c’est solide sur le plan de l’annonce industrielle. Ces trains vont commencer à être construits et ils vont arriver. Je peux vous garantir que sur les 700 millions d’euros, on a déjà 300 millions de travaux qui ont été faits. C’est un peu invisible de l’œil du passager mais ce sont des travaux concrets, par ailleurs de l’emploi, qui permettent de viabiliser, de fiabiliser la voie et le réseau et donc à terme la performance qu’on doit aux usagers ». Le ministre a également confirmé que 130 millions d’euros seront consacrés aux petites lignes. Neuf petites lignes seront intégrées à l’accord entre l’Etat et la Région Auvergne-Rhône-Alpes pour le plan de relance du ferroviaire.
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