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Eric Piolle lié à des paradis fiscaux ? L'UMP-Grenoble demande sa démission

"Comment Eric Piolle pourrait-il demeurer Maire de Grenoble ?", demande l'UMP de l'Isère, qui révèle que des clients de la société Raise Partner, dont le Maire EELV de Grenoble est co-fondateur et actionnaire, résident dans des paradis fiscaux...
C'est "un scandale" et "une bombe", selon ceux qui l'ont lâchée. L'UMP de l'Isère révèle que le Maire (EELV) de Grenoble Eric Piolle détient des parts dans une société liée aux paradis fiscaux. L'opposition dit avoir constaté sur des documents officiels du Tribunal du commerce que la société Raise Partner, qu'Eric Piolle a co-fondé en 2001 et dont il reste actionnaire, vend des logiciels de gestion des risques financiers à des clients basés à Guernesay et aux Iles Caïmans.

Eric Piolle a fait de la lutte contre les paradis fiscaux un combat politique et personnel. Son engagement de campagne n°64 était, au nom de la Mairie, de "boycotter les banques qui pratiquent les paradis fiscaux". La droite grenobloise crie donc aujourd'hui au "mensonge".

"Ne s’appliquer aucune des règles déontologiques qu’on réclame et entend imposer est une véritable imposture", juge l'UMP-Grenoble. La droite en déduit - sans l'exiger explicitement - que le Maire EELV devrait démissionner de son mandat : "Comment Eric Piolle lui même pourrait il demeurer Maire de Grenoble en ayant trompé autant les Grenoblois sur sa vraie nature? Ou conserver une once de crédibilité ?"

Dans la journée, le parti socialiste, en la personne de Jérôme Safar (conseiller municipal et candidat défait à la Mairie de Grenoble), s'est fendu d'une lettre ouverte pour demander "des réponses" à Eric Piolle, validant dans l'ensemble l'analyse de l'UMP consistant à dire qu'il y a semble y avoir un décalage entre le discours public d'Eric Piolle et ses activités réelles.

Du réchauffé ?


Dès janvier 2014, Eric Piolle lui-même confirmait qu'il était actionnaire de Raise Partner. Dans sa déclaration de patrimoine, une ligne stipulait clairement qu'il détenait moins de 0.5% des parts de la société, soit 9.000 euros.

Bien que publique, l'information n'a été creusée qu'en juin, par nos confrères du Postillon, journal local de l'autre gauche. Dans un article titré "Eric Piolle, le Vert à moitié vide", on apprenait notamment que :Un militant de l'UMP a prolongé cette enquête et découvert que des clients de la PME grenobloise résidaient dans des paradis financiers. C'est la seule nouveauté.

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Polémique : Eric Piolle et les paradis fiscaux


La défense d'Eric Piolle


"Ce nouvel élément d’information vérifié va constituer une bombe à Grenoble", assurait l'UMP, misant sur un fort retentissement dans la presse. "On voit mal en effet les médias ne pas recouper l’information et ne pas la reprendre."

Effectivement, nos confrères du Lab d'Europe 1, ou ceux du Dauphiné Libéré sur le plan local, ont couvert l'information ce lundi 7 juillet. Mais ils ont évidemment accordé un droit de réponse à Eric Piolle, avant-même que celui-ci ne convoque un point presse pour répondre point par point et contre-attaquer.

Voici, dans l'esprit, les arguments du Maire de Grenoble :Reste à savoir quel impact ce dossier pourra avoir dans l'opinion. Il ne va en tout cas pas améliorer l'ambiance au sein du conseil municipal. La prochaine séance se tiendra le 21 juillet.
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