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FNAC de Grenoble: des salariés mobilisés contre l'ouverture le dimanche

© AFP
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Les salariés de la FNAC sont appelés à se mobiliser contre l'amendement autorisant les enseignes de biens culturels à ouvrir le dimanche, un amendement "scélérat" qui va "pourrir un peu plus la vie des salariés du commerce", estiment les syndicats des magasins FNAC en régions. 

Par AFP

L'amendement voté par le Sénat dans le cadre du projet de loi Macron stipule que "les commerces de détail de biens culturels peuvent déroger à la règle du repos dominical en attribuant le repos par roulement". Cette disposition, si elle est maintenue lors de l'adoption définitive du texte, revient à autoriser les commerces de détail des biens culturels à ouvrir tous les dimanches.

Pour les syndicats CFDT, CFE-CGC, CFTC, CGT, FO et SUD de la Fnac-Relais, qui regroupe les 51 magasins de province, ce sont les salariés "qui feront les frais de la déréglementation envisagée" et leur vie familiale qui sera "bouleversée".

Dans un texte commun, ils s'élèvent contre cet amendement adopté "au prétexte de la concurrence d'internet", celle d'Amazon notamment, qui n'est "pas prêt de sauver la croissance ni l'emploi et sous-estime totalement les dommages collatéraux sur les petits commerces de proximité".

"Nous entendons ce que disent les syndicats", déclare Laurent Glépin, directeur de la communication du groupe FNAC. "Nous, nous réclamons l'ouverture du dimanche pour la distribution culturelle, c'est positif", mais "la loi n'est pas votée, le parcours est encore long et incertain", donc "pour l'instant, c'est prématuré d'en parler". Le Pdg du Groupe FNAC Alexandre Bompard avait demandé en novembre au gouvernement que les commerces de biens culturels puissent ouvrir tous les dimanches, comme ceux d'ameublement ou de bricolage.

"Les principaux bénéficiaires" de cet amendement, "ce sont clairement la Fnac et Cultura", explique André Chapuis (CGT), en jugeant "fallacieuse" la motivation de l'amendement. "La FNAC aussi a un site qui marche très bien, la seule concurrence (d'Amazon), c'est sur le plan fiscal", ajoute-t-il. 

De premiers débrayages ont eu lieu ce mardi dans plusieurs magasins de province, comme à Lyon, Grenoble et Angers. D'autres mouvements sont prévus. La direction a recensé de son côté "moins de 3% de salariés" mobilisés, "qui ont débrayé deux heures".

Le projet de loi Macron doit à présent passer en commission mixte paritaire (CMP, 7 sénateurs, 7 députés) chargée de trouver une version commune aux deux chambres. En cas d'échec, l'Assemblée nationale aura le dernier mot.

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