Foot : un sport en perte de vitesse en Auvergne-Rhône-Alpes ?

Alors que la Coupe du monde de football débute, l’INSEE a publié, jeudi 14 juin, une étude sur la pratique du ballon rond en Auvergne-Rhône-Alpes, où le foot reste le premier sport en nombre de licenciés même s’il continue de perdre en attractivité. / © CHRISTOPHE SIMON / AFP
Alors que la Coupe du monde de football débute, l’INSEE a publié, jeudi 14 juin, une étude sur la pratique du ballon rond en Auvergne-Rhône-Alpes, où le foot reste le premier sport en nombre de licenciés même s’il continue de perdre en attractivité. / © CHRISTOPHE SIMON / AFP

Alors que la Coupe du monde de football débute, l’INSEE a publié, jeudi 14 juin, une étude sur la pratique du ballon rond en Auvergne-Rhône-Alpes, où le foot reste le premier sport en nombre de licenciés, même s’il continue de perdre en attractivité.

Par K.T.

En 2016, on comptait 250 000 personnes licenciées dans un club de football, en Auvergne-Rhône-Alpes, selon l’INSEE. A titre de comparaison, le tennis compte deux fois moins de licenciés, le basket trois fois moins et le rugby cinq fois moins. « La fédération française de football totalise à elle seule 12 % des licences sportives de la région, tous sports confondus », indique une étude publiée par l’INSEE.

Premier sport en nombre de licenciés


Si Auvergne-Rhône-Alpes est la seconde région française en nombre de licenciés, après l’Ile-de-France, c’est surtout en raison de son poids démographique, explique l’INSEE. Si on s’intéresse aux tranches d’âge davantage concernées par la pratique du foot,  les effectifs de licenciés sont bien en dessous de ceux d’autres régions comme la Bretagne et les Pays de la Loire. « Auvergne-Rhône-Alpes occupe ainsi un modeste 10e rang en métropole ». Malgré l'essor de la pratique féminine, les adéhésions plafonnent, résume l'INSEE.

L’étude de l’INSEE relève que le nombre de licenciés stagne depuis plus de 15 ans, alors que parallèlement la pratique sportive licenciée s’est développée. Ainsi, les sports « olympiques » (31 disciplines) ont enregistrés 20% de licenciés supplémentaires. Une progression constatée également dans le rugby (+26%), le basket (+15%) et le volley-ball (+19%). Quant au handball, il connaît le plus vif succès, avec un nombre de licenciés qui a plus que doublé. En 2016, on comptait six licences de handball pour douze de football.

Pour expliquer cette baisse d’attractivité, l’INSEE évoque la concurrence, toujours plus grande, d’activités nouvelles.  « La médiatisation s’ouvre aussi plus largement à de nouveaux sports. À travers elle, la culture du résultat prend de l’importance, influant nécessairement sur les choix des individus, notamment des plus jeunes », indique l’étude.

Un sport davantage plébiscité à la campagne



L’Allier, la Haute-Loire et le Cantal comptent parmi les 15 départements français où la pratique du foot est la plus développée par rapport à leur population. On y compte un peu moins de 1 000 licenciés pour 10 000 habitants. Selon l’INSEE une offre d’activités moins diversifiée en zone rurale expliquerait ce constat. « Certaines infrastructures (comme les salles de danse, de gymnastique, les patinoires…) sont concentrées dans les grandes villes, avec des temps d’accès parfois longs pour les habitants des communes rurales », indique l’étude.


La Coupe du monde peut-elle relancer l’attractivité du foot ?



Tout comme les bons résultats de l’équipe de France de Handball ont influé sur le nombre de licenciés, ceux, moins constants du football, ont eu des conséquences sur les licenciés à la FFF . « Ainsi, la présence en finale de Coupe du monde de 2006, perdue face à l’Italie, semble avoir favorisé les adhésions (+ 8,4 % de licences la saison suivante en région). A contrario, les déboires de 2010 survenus en Afrique du Sud provoquent une forte baisse du nombre de licenciés (– 5,7 % en France et – 6,3 % en Auvergne-Rhône-Alpes), qui atteindra son niveau le plus bas en 2012. Puis le renouveau amorcé en 2014, et une Coupe du monde réussie au Brésil, semblent entraîner une reprise de la pratique entre 2014 et 2015 », indique l’étude.


Il ne reste plus qu’à espérer que l’équipe de France brillera sur les terrains pour cette coupe du monde 2018. Ceci ravira, non seulement la Fédération française de football, mais aussi, et surtout, les millions d’amoureux du ballon rond.

Retrouvez l’intégralité de l’étude ici.

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