Fresque polémique à Grenoble: toutes les réactions, des opposants aux défenseurs de l'œuvre

Publié le Mis à jour le
Écrit par B.C

La fresque peinte sur un mur de Grenoble représentant deux policiers matraquant la République a bien du mal à passer chez certains. De son côté, Éric Piolle, le maire de Grenoble qui finance en partie cette fresque, défend la liberté d’expression artistique.

Ses opposants

 

  • Patrick Mairesse, directeur départemental de la sécurité publique en Isère

"Oui on peut être artiste, oui on peut être engagé, oui on peut être intelligent et ne pas se dire 'Je suis artiste donc j'ai tous les droits. Je suis désolé, même un artiste peut réfléchir avant de faire, ou pas, une fresque", a lancé Patrick Mairesse. "Quand on regarde cette fresque, on voit bien deux policiers qui frappent une femme à terre, avec un aspect allégorique autour de la liberté et de Marianne. Or, il y a 15 jours, deux policiers sont morts en défendant les libertés et la France (...). On peut être artiste et faire preuve de discernement, surtout en ce moment."


  • Geneviève Fioraso, députée de l’Isère

"Dans le contexte, c’est une faute politique. Nous sommes en lutte contre le terrorisme, nous sommes en état d’urgence. Et une œuvre comme celle-là dans l’espace public, ça peut être mal interprété, en tout cas pas interprété comme une œuvre d’art, mais comme un prise de position."

 

  • Jean-Pierre Barbier, président LR du conseil départemental de l’Isère

"Cette liberté d’expression me choque. Pour la bonne et simple raison qu’on peut critiquer le gouvernement et l’article 49-3 mais en aucun cas insulter la police, la gendarmerie ou la justice qui représentent l’État".


  • Lionel Beffre, préfet de l'Isère

"Les circonstances nationales font qu'à l'heure actuelle, il ne m'est pas possible de tolérer une telle atteinte aux symboles de la République que sont les forces de l'ordre". 


Ses défenseurs

 

  • Eric Piolle, maire EELV de Grenoble

"Je ne comprends pas cette polémique. Nous sommes là dans la liberté d’expression artistique. Cette même liberté d’expression derrière laquelle nous avions défilé pour Charlie", estime Éric Piolle. "Dans cette période de trouble, il ne faut pas oublier quels sont nos fondamentaux."


  • Jérôme Catz, organisateur de la "Street Art fest"

"L'artiste a titré cette oeuvre 'L'État matraquant la liberté' pour montrer qu'il n'avait rien contre les policiers en tant qu'individus. cette fresque conçue il y a plusieurs mois est une allégorie de l'État".


  • Goin, l'artiste

"Je trouve les réactions exagérées mais je suis content que cela provoque le débat. C'est le but de mon travail."

Le reportage de Jordan Guéant, Gilles Raguis et François Hubaud
durée de la vidéo: 01 min 43
Fresque polémique à grenoble: les réactions

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