Genève teste, à partir de mardi, un radar acoustique pour sensibiliser aux nuisances sonores liées au trafic routier. L'appareil va être expérimenté pendant deux semaines et pourrait ensuite être mis à la disposition des collectivités.
Fortes accélérations et vrombissements de moteurs. Genève veut agir face à la pollution sonore liée au trafic routier en centre-ville. Un radar acoustique a été inauguré mardi 9 juin sur l'avenue Wendt. Sur son écran, les usagers de la route à la conduite souple verront s'afficher un "Merci". Et les autres auront un avertissement, les invitant à lever le pied.
L'appareil mis en place par le canton de Genève et la section genevoise du Touring club suisse ne dressera pas de contravention, misant surtout sur la prévention. Il s'agit d'une première expérimentation en Suisse, selon un communiqué du canton. "Elle doit permettre de développer des appareils adaptés aux réalités sonores du contexte urbain" qui pourraient, à l'avenir, être utilisés par les collectivités publiques.
Expérimentation de deux semaines
"Les mois écoulés (dans le contexte du confinement partiel du pays, NDLR) ont illustré combien une tranquillité accrue peut avoir un effet bénéfique sur la qualité de notre cadre de vie", souligne ce même document, avançant qu'"une conduite trop nerveuse fait autant de bruit que le trafic généré par 20 voitures qui rouleraient simultanément en ville, même lorsque le pot d'échappement est aux normes."
Une étude menée en 2019 par le Touring club suisse a démontré que les bruits excessifs peuvent être évités par un style de conduite adapté. Et certains comportements sont à proscrire : "une conduite nerveuse, avec des accélérations et des freinages marqués ou l'emploi d'un autoradio à plein volume".
Ce premier radar acoustique installé en Suisse ne restera en place que deux semaines à des fins de "tests". "Il permettra ainsi de signaler les excès de bruit mais aussi d'analyser plus généralement les comportements des usagers de la route afin d'affiner la technologie utilisée dans le contexte urbain." Avant, peut-être, un élargissement de son utilisation aux collectivités publiques.