A Grenoble, une filiale de Marèse demande son placement en redressement judiciaire

Le fabricant de vêtements pour enfants basé à Grenoble, Marèse vient de voir une de ses filiales demander son placement en redressement judiciaire. Cette demande intervient juste une semaine après celui prononcé pour la holding.

La décision du tribunal de commerce de Grenoble a été mise en délibéré au 3 janvier132 salariés sont menacés de licenciement, parmi eux, 80 travaillent dans les différentes boutiques de la marque et 50 au siège de la société grenobloise. Ce placement en redressement judiciaire permettrait à l'entreprise de poursuivre son activité sous la protection de la justice.

Un groupe en difficulté


Le 19 décembre, la holding a été placée en redressement judiciaire en raison de "lourdes dettes" estimées à environ 13 millions d'euros. "La conjoncture économique n'est pas la seule raison qui a conduit à cette situation", a estimé Me Jean-Luc Médina, avocat des salariés, qui s'interroge sur  "l'opportunité" du LBO (leveraged buy-out) effectué en 2008. Le LBO est une manoeuvre financière permettant le rachat d'une entreprise par effet de levier. En clair, le rachat est possible grâce au recours à un fort endettement bancaire.
Le PDG de l'époque, Olivier Doolaeghe, qui détient aujourd'hui environ 40% des parts, avait revendu une grande partie de ses titres à des financiers grâce à ce montage. Vingt-huit salariés avaient alors été licenciés.

L'avocat ne cache pas ses craintes quant à un plan de cession qui mettrait les salariés en danger.