En Haute-Loire, des cours pour réparer son électroménager au lieu de jeter

Et si, avant de jeter son grille-pain ou son appareil à raclette défectueux, nous prenions le temps de les réparer ? C’est ce que propose la Fédération nationale de l'environnement en Haute-Loire. A travers des ateliers régulièrement et gratuitement organisés, des bénévoles connaisseurs expliquent comment fonctionne un appareil électro-ménager et donnent des astuces pour prolonger leur vie.

Et si le bonheur, aujourd'hui, c'était de pouvoir réparer à moindres frais nos appareils électroménagers et de lutter par la même occasion contre l'obsolescence programmée ? En Haute-Loire, quatre bénévoles, fins connaisseurs des circuits électriques vous donnent les clés de ce bonheur. C’est le cas de Claude Lamour, bénévole pour l'atelier réparation des appareils électroménagers, et de Bernard ancien professeur en électronique qui enseigne leur savoir-faire : « J'ai remplacé des accumulateurs sur un aspirateur qui coûte 200 euros. Je les ai payés 39 euros avec la livraison. Ça vaut encore de coup de redonner vie à un appareil ! » explique Claude.

Réparer avant de racheter

Dans cet atelier, les conseils sont simples et gratuits, raconte une participante à l'atelier :  "Je n’avais presque plus d'aspiration sur mon appareil. Le diagnostic, c’est juste qu’il était sale ! Mais bon quand on ne sait pas… Claude m’a tout expliqué. C’est un homme à tout faire, c'est MacGyver. »

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Et si avant de jeter son grille-pain ou son appareil à raclette défectueux, nous prenions le temps de les réparer ? C’est ce que propose la Fédération nationale de l'environnement en Haute-Loire. A travers des ateliers régulièrement et gratuitement organisés, des bénévoles connaisseurs expliquent comment fonctionne un appareil électro-ménager et donnent des astuces pour prolonger leur vie. ©France Televisions

Armés de patience, nos MacGyver du jour démontent tout sans hésiter : « Avec un peu de méthode, en rangeant le matériel et en démontant étape par étape, tout le monde est capable de le faire », affirme Bernard. Les ateliers ont lieu deux fois par an, mais rien ne presse, ça vaut le coup : « C’est surtout le principe qui me tient à cœur. On répare et on arrête de jeter », se félicite une participante.

Réparer d'autres objets

En mars, la Maison pour tous de Brive-Charensac organise aussi des ateliers réparation en couture ou bien pour les vélos, car tout est réparable. Une façon de militer contre le gaspillage alors que trop peu de réparateurs professionnels existent. Une façon de combattre aussi l'idée très répandue que réparer un appareil coûte aussi cher que d'en acheter un neuf.