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Le Puy-en-Velay : pourquoi la grève aux urgences se poursuit

Pour témoigner de son "asphyxie", le personnel en grève des urgences de l'hôpital du Puy-en-Velay s'est rassemblé le 10 septembre avec des sacs en plastique sur la tête. La grève se poursuivra, au lendemain des annonces de la ministre de la Santé. / © M.Pitavy/France 3 Auvergne
Pour témoigner de son "asphyxie", le personnel en grève des urgences de l'hôpital du Puy-en-Velay s'est rassemblé le 10 septembre avec des sacs en plastique sur la tête. La grève se poursuivra, au lendemain des annonces de la ministre de la Santé. / © M.Pitavy/France 3 Auvergne

Le plan d'aide de 750 millions d'euros annoncé lundi 9 septembre par la ministre de la Santé Agnès Buzyn n'a visiblement pas calmé la colère du personnel des urgences. Le mouvement de grève se poursuit. C'est le cas au Puy-en-Velay où certains grévistes parlent de "provocation".

 

Par Mohamed Benmaazouz


Au Puy-en-Velay, la grève devrait se poursuivre au centre hospitalier Emile-Roux. Une grève qui dure depuis le 17 juin. Et comme un symbole, les grévistes se sont rassemblés mardi 10 septembre devant l'hôpital à 12h00, avec des sacs en plastique sur la tête. Une manière d'évoquer "les urgences asphyxiées". Le personnel du SAMU a d'ailleurs pris part à l'évènement. Ce rassemblement fait suite aux déclarations, lundi 9 septembre de la ministre de la Santé Agnès Buzyn. Elle a dévoilé son plan d'action pour mettre fin à la crise des urgences.
Agnès Buzyn a promis une enveloppe de 750 millions d'euros d'ici 2022, ainsi que douze mesures parmi lesquelles : la création d'un service d'accès aux soins en ligne ou par téléphone, ou encore l'ouverture de maisons médicales de garde 24h/24. Des annonces qui ne semblent pas convaincre le personnel des urgences. Les grévistes déplorent l'absence de réponse aux principales revendications mises sur la table depuis plusieurs mois. En effet l'ouverture de nouveaux lits, ou encore le recrutement de personnel n'ont pas été évoqués.


Pour Amandine Rabeyrin, secrétaire générale de la CGT dans l'établissement, les annonces de la ministre de la santé sonnent comme une "provocation".  "La grève des urgences témoigne de la crise que traverse l’hôpital public dans son ensemble, tous les services sont en difficulté avec un risque d’aggravation de la situation" insiste t-elle. Au Puy-en-Velay, le personnel des urgences espère depuis plusieurs mois la création d'un poste administratif pour l'accueil de nuit. Mais également, la présence d’un agent de sécurité 24h/24 pour faire face aux violences de plus en plus fréquentes. 


"Il est aberrant de constater que le seul effort qu’a fait la direction est celui de rajouter le matériel manquant pour pouvoir travailler correctement, c’est-à-dire des draps, des couvertures, des oreillers, des potences à perfusion, etc, de réparer les brancards défectueux et non conformes aux normes d’hygiène… La demande du personnel est la création d’un poste jusqu’à minuit toute l’année, indispensable pour pouvoir se consacrer à la prise en charge des patients" évoque Catherine Experton la secrétaire de section CFDT à l'hôpital Emile-Roux. La CGT a lancé un appel national à manifester mercredi 11 septembre.

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