Annecy : l'ex-directeur adjoint de l'école catholique Saint-Michel condamné à trois ans d'emprisonnement pour agressions sexuelles

Jugé pour agressions sexuelles sur mineurs, détention et consultation d’images pédopornographiques, l'ancien directeur adjoint de l'école catholique Saint-Michel d'Annecy a été condamné à trois ans de prison dont un avec sursis. Il purgera sa peine sous bracelet électronique.

La condamnation est tombée mercredi 24 novembre. L'ex-directeur adjoint de l'école catholique Saint-Michel d'Annecy, jugé notamment pour agressions sexuelles sur mineurs, a été condamné à trois ans d'emprisonnement dont un an avec sursis, a-t-on appris auprès du parquet. La peine a été aménagée, il purgera donc deux ans sous bracelet électronique.

Jean-Marie Boasso, 53 ans, fera également l'objet d'une injonction de soins, d'un suivi socio-judiciaire de cinq ans et d'une interdiction de paraître dans le département de la Haute-Savoie. L’ancien directeur adjoint de l’établissement privé s'est par ailleurs vu interdire toute activité en contact avec des mineurs de manière définitive.

La procureure d'Annecy, qui avait requis trois ans d'emprisonnement avec mandat de dépôt, précise que le parquet ne fera pas appel de cette condamnation. Le quinquagénaire était jugé mardi pour deux agressions sexuelles sur mineur, détention et consultation d’images pédopornographiques.

900 photos pédopornographiques

A la barre, il a reconnu avoir "un penchant pour les enfants, les garçons, avoir accumulé des images pédopornographiques, dont certaines ont été prises en secret, dans les douches, lors d'un camp de vacances avec ses élèves". Le prévenu qui se dit "malade" niait en revanche les faits d'agressions sexuelles, affirmant n'avoir "jamais franchi la ligne rouge" même s'il a "des pulsions".

Les faits se sont produits lors d'un camp de vacances au printemps 2018. Plusieurs élèves de l'école ont témoigné pour l'accuser d'agression sexuelle. Les perquisitions au domicile de Jean-Marie Boasso ont permis la découverte de 900 photos à caractère pédopornographique.

Avec ce procès, les six familles de victimes espéraient "que justice soit faite, que le masque tombe, et qu'on l'on prenne en compte la souffrance des enfants qui n'ont pas été entendus".

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