"Ce n'est pas le pass sanitaire qui nous prive de liberté, c'est le virus", déclare Olivier Véran à Annecy

En visite à Annecy ce vendredi, le ministre de la Santé Olivier Véran a répondu à la contestation autour des vaccins, estimant qu'elle est le fait d'une "ultra-minorité". Il a également annoncé la reprise par l'Etat d'une partie de la dette des hôpitaux de Haute-Savoie.
Le ministre de la Santé Olivier Véran était en visite à Annecy le 16 juillet 2021.
Le ministre de la Santé Olivier Véran était en visite à Annecy le 16 juillet 2021. © Jordan Guéant / France 3 Alpes

Une visite sous le signe de la contestation anti-vaccins. Le ministre de la Santé Olivier Véran s'est rendu à Annecy vendredi 16 juillet, deux jours après la manifestation qui avait débordé. Environ 200 personnes militant contre la "dictature sanitaire" se sont introduites dans la cour de la préfecture de Haute-Savoie en forçant les grilles, sans pénétrer dans le bâtiment. Une poignée de manifestants était à nouveau au rendez-vous pour la venue d'Olivier Véran.

Le ministre a donc répondu à la contestation, estimant qu'elle est le fait d'une "ultra-minorité" qui avance des choses "totalement délirantes". "Si je réfléchis 2 minutes, avec 16 mois de recul, ce n'est pas le masque, ce n'est pas le vaccin, ce n'est pas le pass (sanitaire) qui nous prive de liberté, c'est le virus avec son cortège de malades, son cortège de morts", a-t-il estimé.

"Nous vivons depuis un an et demi avec un phénomène de peur collective", a analysé le ministre et médecin. "Parfois, il est plus confortable de conjurer la peur en se réfugiant dans la magie d'un médicament qui ne marcherait pas, par exemple, ou dans la détestation, ou dans la négation de la menace."

 

120 postes supplémentaires pour les ARS

A Annecy, le ministre de la Santé est venu avec de bonnes nouvelles. Il a annoncé la reprise par l'Etat d'une partie de la dette des hôpitaux du département. Une mesure applaudie par les élus locaux. "C'est un ballon d'oxygène de 75 millions d'euros pour les quatre hôpitaux : Thonon, Sallanches, le Chal (Centre hospitalier Alpes-Léman) et l'hôpital d'Annecy. C'est une très bonne nouvelle", a déclaré Martial Saddier, président (LR) du Conseil départemental de Haute-Savoie.

Des financements et des remerciements aux soignants, aux pompiers, à l'ARS. Des structures pour lesquelles il a annoncé la création "de 120 postes supplémentaires pour renforcer ce qu'on appelle l'échelon départemental des agences régionales de santé". L'occasion également pour le ministre de confirmer les hausses de salaires prévues par le Ségur. "7 000 euros de plus par an, en net, pour une infirmière qui a 20 ou 25 ans d'ancienneté, ça change considérablement la donne", a déclaré Olivier Véran.

Egalement en charge des Solidarités, le ministre s'est rendu au Secours populaire. L'antenne de Haute-Savoie a obtenu trois nouveaux véhicules dont un SolidariBus pour aller directement à la rencontre des plus fragiles dans des territoires reculés. Des aides rendues possibles par le grand plan de relance européen. Un coup de pouce bienvenu dans un département connu pour sa richesse, beaucoup moins pour ses fortes disparités sociales. 

 

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