En parapente pendant plus de 8 heures, il parcourt 200 km de Grenoble au lac d’Annecy

Mardi 20 avril, Théo Audebaud a volé en parapente pendant plus de 8 heures au-dessus des massifs alpins. C’est la première fois que ce professionnel parvient à parcourir 200 kilomètres, un challenge réservé à des parapentistes aguerris.  

Au départ du col de Tamié, le parapentiste a plané jusqu’à la Bastille de Grenoble, avant de rejoindre le nord du lac d’Annecy en traversant les Bauges et la Chartreuse.
Au départ du col de Tamié, le parapentiste a plané jusqu’à la Bastille de Grenoble, avant de rejoindre le nord du lac d’Annecy en traversant les Bauges et la Chartreuse. © T. Audebaud

Pendant 8 heures et 23 minutes, Théo Audebaud est resté suspendu dans les airs. Parapentiste professionnel à Annecy, il a l’habitude de voler au-dessus des Alpes avec les touristes qu’il emmène en baptême. 

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Mais ce mardi 20 avril, il a décidé de voler pour lui. Avec quelques amis, il a décollé du col de Tamié, en Savoie. Il a ensuite plané jusqu’à la Bastille de Grenoble, avant de rejoindre le nord du lac d’Annecy en traversant les Bauges et la Chartreuse.

"C’est la première fois que je parcours 200 kilomètres, raconte fièrement le sportif. C’est un challenge personnel ! Faire 100 kilomètres est une performance assez accessible mais il faut déjà être un bon pilote. 200 kilomètres, moins de gens y parviennent et il faut un bon entraînement".

Sur les sept parapentistes du groupe, ils ne sont que deux à avoir réalisé tout le parcours. "Il y a eu des développements nuageux qui ont bloqué le passage du soleil, et c’était parfois difficile de remonter sans les courants ascendants" explique l’Annécien de 28 ans, qui est monté jusqu'à 2900 mètres d'altitude. 

 

On ne s’ennuie pas

Planer pendant plus de 8 heures peut paraître lassant. Mais Théo l’assure : "on ne s’ennuie pas". "On est obligés de rester vigilants, ajoute-t-il. Je pense à me faire plaisir, à profiter du paysage et à profiter du moment. Mais pour réaliser un  vol comme ça, on pense d’abord à remonter quand on a perdu l’altitude et on regarde devant, l’évolution de la météo, les nuages. Il ne faut pas être trop contemplatif et penser à la suite du parcours".  

Le parapentiste pense déjà à son prochain défi personnel. Peut-être parcourir 300 kilomètres ? "Ce challenge-là, c’est exceptionnel et ça demande beaucoup d’entraînement, tempère-t-il. Mais 250, pourquoi pas !".

 

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