Mort de David Poisson : au légiste de faire la lumière

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Un médecin légiste de l'Alberta est chargé de déterminer les causes et les circonstances de la mort lundi du skieur français David Poisson, qui a heurté un arbre lors d'un entraînement à Nakiska, station de l'Ouest canadien.

Par AFP

Un médecin légiste de l'Alberta est chargé de déterminer les causes et les circonstances de la mort lundi du skieur français David Poisson, qui a heurté un arbre lors d'un entraînement à Nakiska, station de l'Ouest canadien.

C'est à ce médecin légiste qu'il reviendra aussi de décider de l'ouverture ou non d'une enquête policière sur le décès du skieur âgé de 35 ans, a dit à l'AFP Curtis Peters, porte-parole de la Gendarmerie royale du Canada (GRC).

Des policiers de la GRC se sont rendus lundi sur le site de l'accident pour prendre des mesures et des photographies afin de faciliter la tâche du médecin légiste.

"C'est à lui d'établir ce qui s'est produit et si des mesures correctives doivent être mises en place" sur la piste où l'accident s'est produit.

"La GRC n'interviendrait dans le dossier que s'il y a des éléments de nature criminelle ayant conduit au décès", par exemple une négligence ou un manquement en matière de sécurité, a-t-il ajouté.

David Poisson, médaillé de bronze mondial en 2013, "aurait chuté lourdement après avoir perdu un ski lors de la séance d'entraînement partagée avec d'autres nations (...). Il aurait percuté un arbre après avoir traversé les filets de sécurité", a indiqué mardi à l'AFP Michel Vion, président de la Fédération française de ski (FFS).




"La GRC n'interviendrait dans le dossier que s'il y a des éléments de nature criminelle ayant conduit au décès"


Un porte-parole de la société Resorts of the Canadian Rockies, propriétaire de la station Nakiska, a refusé de commenter en détail le dispositif de sécurité mis en place lors de cet entraînement, arguant qu'il ignorait l'endroit exact où s'est produit la chute mortelle.

"Nous respectons les plus hauts critères de sécurité", a cependant assuré ce porte-parole, Matt Mosteller. Sinon, les équipes nationales "ne laisseraient pas leurs skieurs descendre".

Les filets disposés le long de la piste sont censés ralentir les skieurs en cas de chute. A Nakiska, "il y avait au moins deux filets de type B" mesurant 2,5 m de haut, a précisé Michel Vion.

La station de Nakiska (ouest), avec des pistes homologuées qui avaient accueilli les épreuves de ski alpin et de freestyle lors des jeux Olympiques d'hiver de Calgary en février 1988, est réservée en semaine aux équipes nationales à l'entraînement.

Les skieurs préparent les premières épreuves de vitesse de la Coupe du monde programmées dans dix jours dans la localité voisine de Lake Louise.

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