Avalanche en Himalaya : qui sont Louis Pachoud et Gabriel Miloche, les alpinistes disparus au Népal ?

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Écrit par Margot Desmas

Trois alpinistes sont portés disparus au Népal après une avalanche. Deux d'entre eux, Louis Pachoud et Gabriel Miloche, sont originaires des Alpes du nord.

Trois alpinistes français sont toujours recherchés dans l'Himalaya après l'avalanche qui a déferlé dans la vallée de Khumbu, près du Mont Everest. Les opérations de secours se sont poursuivies lundi 1er novembre mais les victimes n'ont pas encore été localisées. Et "l'espoir de retrouver des survivants est à présent quasi nul", selon la Fédération française des clubs alpins et de montagne (FFCAM).

Louis Pachoud, Gabriel Miloche et Thomas Arfi sont tous des alpinistes chevronnés, les deux premiers résident en Savoie et Haute-Savoie. Ils font partie du Groupe excellence alpinisme national (GEAN), un groupe d’alpinistes de haut niveau de la FFCAM.

Blaise Agresti, expert reconnu du secours en montagne, décrit "des jeunes qui ont une très grande expérience de la montagne". Louis Pachoud, 27 ans, est originaire de Chambéry où il travaille en tant qu'ingénieur en mécanique. Passionné d'escalade depuis l'âge de 15 ans et ancien compétiteur de ski-alpinisme, il se tourne peu à peu vers la haute montagne. Cette expédition de cinq semaines au Népal devait clore son apprentissage, tout comme celui de Gabriel Miloche.

Âgé de 24 ans, le Briançonnais installé en Haute-Savoie est un mordu de sports de montagne. D'abord le ski, puis l'escalade qu'il a pratiquée en compétition et enfin l'alpinisme. Il fait partie du GEAN pour la saison 2019-2020. Un groupe qu'il avait intégré pour "approfondir (ses) connaissances sur la montagne, ses techniques, ses dangers".

"Toujours" un risque d'avalanche

Au cours de cette excursion dans le Khumbu, les alpinistes avaient déjà réalisé plusieurs ascensions "extrêmement difficiles", relève Blaise Agresti. "Simplement, il y a toujours ce risque de l'avalanche, un risque très important en Himalaya, ajoute-t-il. C'est une petite avalanche au départ qui a dû se transformer en une plus grosse. L'alpinisme présente toujours ce risque qu'on ne peut pas réduire à zéro."

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Des opérations de secours ont lieu depuis dimanche. Des secouristes ont notamment été déposés sur le dépôt de l'avalanche pour tenter de retrouver la trace des trois victimes. Une autre équipe effectue des repérages sur le terrain "pour essayer de comprendre et d'analyser ce qui a pu se passer", explique Nicolas Reynaud, président de la Fédération française des clubs alpins et de montagne (FFCAM).

"On est tous bouleversés, dévastés, décrit-il. Le milieu de la montagne doit régulièrement faire face à des accidents comme celui-là." De nouvelles équipes vont être envoyées sur le terrain. "On va faire le maximum pour les ramener", affirme Nicolas Reynaud.