Brucellose: Pas d'abattage massif des bouquetins en Haute-Savoie

Les bouquetins du massif du Bargy vont pouvoir souffler, même s'ils ne se savaient pas menacés. L'Agence de Sécurité Sanitaire vient de rejeter la demande du préfet qui souhaitait leur éradication totale. Des animaux ayant transmis la brucellose à un élevage. 

Bouquetin mâle au printemps dans le massif du Bargy. Mai 2005
Bouquetin mâle au printemps dans le massif du Bargy. Mai 2005 © http://marclambert.pagesperso-orange.fr
L'alerte avait été lancée en avril 2012, après un cas de brucellose déclaré dans un élevage de vaches laitières au Grand-Bornand. La brucellose, un mal qui toucherait les bouquetins et qui se transmettrait aux bovins puis à l'homme. Deux personnes avaient d'ailleurs été contaminées après avoir consommé du fromage au lait cru.

L'enquête sanitaire avait désigné les "responsables": des bouquetins du massif du Bargy. Après une longue enquête sanitaire, le 24 juin dernier, le préfet optait pour une "mesure radicale d'éradication totale". Il avait en tout cas sollicité en ce sens le Conseil National de Protection de la Nature. Après une première réunion en juillet, la commission a renvoyé le dossier à L'ANSES (Agence Nationale de Sécurité Sanitaire de l'Alimentation, de l'Environnement et du Travail).

Des abattages sélectifs


Une expertise a alors été diligentée. L'Agence avait besoin d'y voir plus clair sur la population des animaux concernés, le mode de propagation de la maladie, et les options permettant d'enrayer la maladie.

Résultat, elle invite aujourd'hui dans ses conclusions "à la réflexion et à la prudence". Plus clairement, elle estime "qu'il n'y a aucune nécessité d'intervenir en urgence de façon massive, elle rejette la demande du préfet, mais recommande des mesures d'abattage sélectif".

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Cet avis rendu satisfait les associations de protection de la nature, notamment la FRAPNA, qui restent "vigilantes". L'avis de la commission n'est en effet que consultatif. Le préfet ne pourra toutefois pas passer outre, sans le feu vert du ministère de l'Agriculture.

La FDSEA des Savoie regrette ce choix. Elle estime, dans un communiqué, que les élevages sont aujourd'hui en danger. 

 

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