Haute-Savoie : une opération d'ampleur pour secourir deux alpinistes espagnols sur le massif du Mont-Blanc

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Écrit par Antoine Belhassen
Illustration. Les secouristes du PGHM de Chamonix ont dû installer un camp de base sur le glacier de Talèfre, dans le massif du Mont-Blanc, pour secourir deux alpinistes, dans la nuit du samedi 13 au dimanche 14 novembre.
Illustration. Les secouristes du PGHM de Chamonix ont dû installer un camp de base sur le glacier de Talèfre, dans le massif du Mont-Blanc, pour secourir deux alpinistes, dans la nuit du samedi 13 au dimanche 14 novembre. © Grégory Yetchmeniza/MaxPPP

Les militaires du PGHM de Chamonix ont secouru deux alpinistes engagés sur le col des Droites, dans le massif du Mont-Blanc, dans la nuit du samedi 13 au dimanche 14 novembre. Blessé gravement, un Espagnol de 44 ans a dû être héliporté au cours d'une opération technique.

La nuit fut longue pour les militaires du PGHM de Chamonix. Dès ce samedi 13 novembre, en début d'après-midi, une petite dizaine d'agents est intervenue pour une opération technique et rendue complexe par l'altitude, un environnement hostile et les mauvaises conditions météorologiques.

Neuf gendarmes sont allés au secours de deux alpinistes, dont un Espagnol de 44 ans et un Franco-espagnol de 27 ans, engagés sur la face sud du col des Droites dans le massif du Mont-Blanc.

Un homme considéré en détresse vitale

Les deux individus, des militaires en permission selon une source de la préfecture, partis dans la journée du vendredi 12 novembre, ont franchi le col par le versant nord, qui culmine à 3 733 mètres. Après y avoir passé la nuit, ils sont redescendus par l'autre face. Mais, lors de la dernière longueur en rappel, l'Espagnol de 44 ans a chuté de plus d'une dizaine de mètres pour finir sa course sur le glacier de Talèfre, situé en contrebas.

Blessé aux jambes avec de multiples fractures dont des suspicions au fémur et au bassin, l'homme était alors considéré en détresse vitale.

"La météo n'était pas vraiment pas favorable", confie le commandement du PGHM de Chamonix. Toutefois, une partie des neuf secouristes, accompagnée d'un médecin du SMUR de Haute-Savoie, a réussi à être héliportée jusqu'au refuge du Couvercle (2 687m). L'autre partie a, elle, été déposée au refuge de la Charpoua (2 840m).

C'est ensuite en caravane terrestre que les gendarmes ont avancé vers le glacier, en fin d'après-midi. Ils ont rejoint les deux alpinistes vers 19 heures, entre 3 600 et 3 700 mètres d'altitude.

Une étroite fenêtre d'intervention

"L'opération était complexe car les gendarmes sont montés très chargés", précise le commandement. Pour cause, il a fallu improviser un camp de base sur le glacier à 3 200 mètres d'altitude : "Nous avons monté du matériel très lourd parce que l'on ne savait pas si on pouvait se faire récupérer. Ce qui a été le cas pendant un long moment."

Les conditions météorologiques ont longtemps empêché toute redescente. Au milieu de la nuit, sur les coups d'1h30, une fenêtre s'est dégagée. Un hélicoptère de la section aérienne de la gendarmerie de Chamonix est parvenu à rejoindre le camp de base. Seuls le médecin et le blessé ont pu repartir.

L'état de santé de l'Espagnol, transféré à l'hôpital de Sallanches, a été stabilisé. Les neuf gendarmes et le jeune franco-espagnol étaient encore là-haut, ce dimanche 14 novembre au matin, et se préparaient à rejoindre Chamonix avec tout le matériel.

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