Coronavirus : la Haute-Savoie interdit la fréquentation et les activités de montagne pour faire respecter le confinement

Face à la pratique encore "trop nombreuse" des activités de montagne, le préfet de la Haute-Savoie a pris un arrêté pour les interdire dans le cadre du confinement ce mercredi. Les contrevenants s'exposent à une amende de 135 euros.

En Haute-Savoie, il est interdit de se rendre en montagne " dans un rayon supérieur à 100 mètres de dénivelé au-dessus du lieu de confinement".
En Haute-Savoie, il est interdit de se rendre en montagne " dans un rayon supérieur à 100 mètres de dénivelé au-dessus du lieu de confinement". © Eric Feferberg / AFP
Dans les Alpes du nord, la Haute-Savoie était le dernier département à ne pas réprimer la pratique des activités de montagne. C'est désormais terminé. Le préfet a pris un arrêté interdisant "tous les déplacements en montagne dans un rayon supérieur à 100 mètres de dénivelé au-dessus du domicile de confinement". Les contrevenants s'exposent à une amende de 135 euros.

Cette mesure prend effet dès ce mercredi 25 mars et pourra être reconduite jusqu'à la fin de la période de confinement ordonnée par le gouvernement afin d'enrayer la pandémie de coronavirus Covid-19. Les départements voisins de l'Isère et de la Savoie avaient déjà pris de telles mesures depuis quelques jours.
 
Dans un communiqué, les autorités expliquent avoir "constaté la pratique encore trop nombreuse d'activités en montagne dans le département de la Haute-Savoie". Ski de randonnée, alpinisme, escalade en falaise et randonnée pédestre sont donc proscrits ainsi que les promenades en montagne dans un périmètre trop éloigné de son domicile. Il s'agit, selon la préfecture, de "préserver les secours" en montagne qui ont déjà alerté sur la pratique de ces activités.

 

"La plupart des gens respectent le confinement"


Dès le début du confinement, les PGHM avaient déconseillé les sorties en montagne pour éviter de mobiliser les hôpitaux sur des interventions de loisirs. D'autant que les médecins se font de moins en moins nombreux au sein des unités de secours en montagne, appelés dans les centres hospitaliers pour faire face à la crise sanitaire.
 
Les secours constatent par ailleurs que les opérations se font de moins en moins nombreuses. "On fait beaucoup de patrouilles quotidiennes et une patrouille hélico par semaine, et, à part quelques petits malins qui essaient de nous contourner, la plupart des gens respectent le confinement", a déclaré Stéphane Bozon, commandant du PGHM de Chamonix.

 
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