Covid-19 : le centre de colonies de vacances d'hiver d'Aillon-Le-Jeune, désespérément vide, donne le blues au village

 A Aillon-le-Jeune (Savoie) c'est la désespérance. Le blues envahit la petite station toute entière. Alors que le centre de colonies de vacances affiche d'ordinaire complet en cette saison, cette année, il n'y pas âme qui vive, comme dans tous les centres du département 

Des clés de chambres toutes restées à leur crochet, et un tableau de réservations envahi de rouge...le centre n'a pas vu âme qui vive depuis des mois
Des clés de chambres toutes restées à leur crochet, et un tableau de réservations envahi de rouge...le centre n'a pas vu âme qui vive depuis des mois © France 3 Alpes

En cette période de vacances de février, " le village s'égaye du rire et des jeux de centaines d'enfants" raconte le maire d'Aillon-Le-Jeune qui en parle avec un serrement de coeur, comme s'il s'agissait d'un monde définitivement perdu: " La plupart des enfants qui sont venus ici en classe de neige reviennent un jour ou l'autre, parfois même quand ils sont jeunes mariés et qu'ils ont à leur tour des enfants, là , toute cette dynamique a disparu".

Les 15 salariés du Centre de vacances d'hiver sont au chômage partiel. L'établissement, fermé depuis octobre n'a ouvert qu'une semaine en janvier.

Les lieux sont désespérément déserts. Eric Lanoë, le secrétaire général de l'Association Savoyarde de classes de découverte en montagne, se désole de voir toutes les clés des chambres disponibles clouées au tableau de l'accueil. Toutes les réservations sont en rouge sur le calendrier,  annulées en raison de la fermeture des remontées mécaniques.

Les 180 lits sont inoccupés, dans des chambres habituellement occupées à au moins 85%. Cette année, pas un seul enfant, pas une famille, pas une classe de neige, et aucune rentrée d'argent. 

Quelle perspective d'avenir ?

"En janvier, le centre n'a fonctionné qu'une semaine, pour deux classes de découverte, c'est inédit et...inquiétant" reconnait Eric Lanoë qui a déjà enterré la saison d'hiver, "nous travaillons sur le printemps, l'été, et déjà l'hiver prochain.On réféchit à des projets d'activité différente, car nous n'avons pour l'instant aucune perspective d'avenir".

Un chiffre en dit long : l'an dernier le centre a vendu 14 000 nuitées contre à peine... 3000 cette année.

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