Il avait été pris dans une avalanche avec ses deux enfants de 9 et 11 ans, un Américain explique aujourd'hui qu'il s'était ainsi lancé à l'assaut du Mont-Blanc en vue de créer une émission. En attendant, "son pilote", la vidéo de la coulée, a fait le tour du monde grâce à ABC News.
"Oui, notre objectif est de créer une émission de télévision qui enseigne aux enfants qu'ils peuvent faire de grandes choses, comme la montée du Mont-Blanc" (“Yes, our goal is to create a television show that teaches children they can do great things, like climb Mont-Blanc”), c'est ce qu'affirme Patrick Sweeney dans un mail adressé, ce jeudi 31 juillet, à Jean-Marc Peillex, maire et Conseiller général de Saint-Gervais.Il y a quelques semaines, le père de famille américain était parti à l'assaut du Mont-Blanc par la voie de Saint-Gervais. Avec lui se trouvaient ses deux enfants, âgés de 9 et de 11 ans, Paul junior et Shannon. Ces "alpinistes" avaient été pris dans une avalanche au passage du couloir du Goûter. La coulée "aurait pu leur être fatale, un Ukrainien y a trouvé la mort en fin de semaine dernière", justifie Jean-Marc Peillex très remonté après cet épisode.
En attendant, Patrick Sweeney a transmis les images chocs de l'avalanche à des télévisions américaines dont ABC news et CBS Boston.
Extrait ABC
Depuis le début, le maire de Saint-Gervais a fermement réagi contre "l'inconscience de ce père de famille". Il a même déposé plainte à la gendarmerie, le lundi 28 juillet. Aujourd'hui, il se dit "scandalisé en apprenant la vraie démarche de Patrick Sweeney, capable de mettre en danger la vie de ses enfants dans le but mercantile du tournage d’un sitcom!"
Et la surprise de l'élu ne s'arrête pas là. Sur la page facebook et sur le blog de l'Américain, il a pu constater que cette expédition au Mont-Blanc avec ses jeunes enfants était faite au profit d'un "orphelinat de Chamonix: Le Bettex". Cet établissement, qui n'est pas un orphelinat mais un foyer pour enfants, géré par le Conseil général, n'a jamais été contacté pour faire parte de cette initiative. "Reste à découvrir à qui profite réellement cette collecte?", se demande Jean-Marc Peillex.