Haute-Savoie. Fraude : ces camions étrangers qui neutralisent leurs dispositifs anti-pollution pour faire des économies

12 camions ont été contrôlés, 2 étaient en infraction. / © Grégory YETCHMENIZA - Maxppp.
12 camions ont été contrôlés, 2 étaient en infraction. / © Grégory YETCHMENIZA - Maxppp.

Une opération de contrôle des dispositifs anti-pollution des camions a été organisée ce jeudi 18 octobre 2018 sur l'A40 en Haute-Savoie. 2 poids lourds étrangers étaient en infraction. Pour faire des économies de carburant, ils neutralisaient leur dispositif anti-pollution, pourtant obligatoire.

Par Yann Gonon

La gendarmerie nationale et les agents de la DREAL (Direction Régionale de l'Environnement, de l'Aménagement et du Logement) ont mené une opération de contrôle des poids lourds ce jeudi 18 octobre 2018 à Nangy, en Haute-Savoie. Plusieurs camions étaient en infraction : ils neutralisaient le dispositif anti-pollution qui équipe désormais tous les poids lourds.
 


Certains sont tentés de neutraliser l'Adblue


On l'appelle Adblue. Le dispositif est censé équiper les poids lourds récents soumis aux normes Euro. Il permet de réduire le volume d'oxydes d'azote à la sortie des pots d'échappement des véhicules diesel. "Cette technologie, qui utilise un additif liquide, permet de limiter les émissions polluantes des camions et de respecter les normes européennes anti-pollution" rappelle la préfecture de Haute-Savoie.

"Certains transporteurs sont tentés d’utiliser des dispositifs de neutralisation de l’AdBlue vendus sur internet à faible coût afin d’augmenter la rentabilité de leurs véhicules et d’être plus concurrentiels (gain d’environ 3000 €/an et par véhicule)" expliquent encore les autorités.

Hier, mardi 18 octobre 2018, 12 véhicules ont été contrôlés sur l'A40, au niveau de Nangy, en Haute-Savoie. 2 fraudes à l'Adblue ont été détectées sur 2 camions, originaires de Pologne et de Bulgarie, relate toujours la préfecture.

 

Les associations écologistes applaudissent les contrôles


Dans un communiqué, les associations "Changeons d'ère" et "Inspire" se félicitent de ces contrôles et souhaitent qu'ils soient réalisés "de façon régulière et publique pour dissuader les fraudeurs à l’avenir".

23 cas de fraudes de ce type ont été relevés depuis le début de l'année. Les transporteurs en fraude risquent une amende de 7500 euros à laquelle s’ajoutent les frais de remise en état du véhicule (pouvant atteindre jusqu’à 7000 euros).

 

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